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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 07:57
LE MONDE | 05.12.2012 à 14h05 Par Sophie Landrin L'exposition des Parisiens à la pollution atmosphérique, principalement d'origine routière, est inquiétante. Une étude d'Airparif, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France, rendue publique mardi 4 décembre, montre que tous les établissements de la capitale accueillant des publics "sensibles" – jeunes enfants, personnes âgées ou hospitalisées – situés à moins de 50 m d'un axe routier à fort trafic dépassent les valeurs limites de particules fines, de dioxyde d'azote et de benzène. Pas moins de 128 écoles, regroupant 28 000 élèves de maternelle et de primaire, 85 crèches (3 250 places), 66 hôpitaux (6 700 lits), 36 hébergements pour personnes âgées (2 500 places) sont concernés, soit 40 000 personnes. Les équipements sportifs de plein air sont moins touchés : plus de 80 % des infrastructures de la région sont situés dans des zones respectant les normes. Mais 40 terrains, en particulier à Paris et dans les Hauts-de-Seine, présentent des teneurs maximales supérieures à l'ensemble des normes. On trouve aux abords du périphérique, l'autoroute urbaine la plus fréquentée d'Europe avec plus de 270 000 véhicules par jour, des terrains de sports, des stades, utilisés par les établissements scolaires. Ces chiffres sont alarmants, car la pollution de l'air est responsable, d'après l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de la mort prématurée de 42 000 personnes chaque année en France. "Depuis vingt ans, souligne René Dutrey, l'adjoint (EELV) au maire de Paris chargé de l'environnement, les cas d'asthme ont augmenté en France de 40 % et 2,5 millions de personnes sont en situation d'insuffisance respiratoire en France. Cette étude confirme une fois de plus que la situation est extrêmement préoccupante pour les Franciliens et en particulier à Paris, où se concentrent les axes routiers." La situation dans la capitale est en effet la plus critique. Les trois quarts des établissements situés à moins de 50 m d'un grand axe de circulation se trouvent sur le territoire parisien. L'étude d'Airparif montre qu'à plus de 250 m de distance des flux routiers, les dépassements des normes de pollution sont très rares, sauf à Paris. LES ÉCOLOGISTES DEMANDENT UNE "SORTIE" DU DIESEL "Près de 30 % de la population de l'agglomération parisienne vit à moins de 75 m d'un axe à fort trafic routier. Cette proximité est responsable de 16 % des nouveaux cas d'asthme chez les moins de 17 ans", souligne Sabine Host, coauteur d'une étude sur l'impact sanitaire de la pollution. Les communes de la petite et grande couronne sont moins affectées. Mais, au regard des objectifs de qualité définis par l'Union européenne, tous les établissements de la région dépassent la concentration maximale de particules fines PM 2,5, les plus petites, celles qui entrent le plus profondément dans les poumons et sont les plus dangereuses pour la santé. Ces particules sont notamment émises par les moteurs diesel. Les écologistes réclament depuis plusieurs mois une "sortie" du diesel et demandent au gouvernement de mettre fin à la politique fiscale avantageuse dont bénéficient ces voitures. La France représente le parc le plus "diélisé" au monde. Des pays comme le Japon ont interdit sa fabrication. Cette étude devrait relancer le débat sur l'opportunité de constituer rapidement des zones d'actions prioritaires pour l'air, que le gouvernement Fillon avait échoué à réaliser. La ministre de l'écologie, Delphine Batho, a promis de nouvelles propositions début 2013, avec les communes volontaires. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a proposé d'interdire les véhicules anciens et d'instaurer des péages métropolitains. La France a déjà beaucoup de retard. De nombreux pays d'Europe, notamment la Suède et l'Allemagne, se sont dotés de ces zones et ont enregistré des résultats très significatifs. De plus, la France n'aura pas le choix : la Commission européenne l'a assignée devant la Cour de justice européenne pour ce dépassement répété des normes. Il est peu probable qu'elle échappe à de lourdes sanctions financières. Sur le plan de la santé, l'amélioration de la qualité de l'air dans les grandes villes françaises pourrait faire gagner quatre à huit mois de vie à leurs habitants. Sophie Landrin
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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 20:29
LIBERATION 12 novembre 2012 à 15:50, Par SYLVAIN MOUILLARD, original ici.

 

Décryptage Le Conseil de Paris a débattu d'un plan censé lutter contre la pollution atmosphérique. Parmi les propositions : une baisse la vitesse sur le périphérique et une interdiction des véhicules les plus anciens.

La voiture se retrouve de nouveau au cœur des discussions au Conseil de Paris. Ce lundi matin, Bertrand Delanoë a présenté une série de mesures censées lutter contre la pollution. «Une grande cause nationale», affirme le maire de la capitale. Chaque année, on compte 42 000 décès précoces dus à la pollution atmosphérique. Le phénomène est particulièrement prégnant à Paris, à en croire Julien Bargeton, adjoint PS chargé des déplacements et des transports : «La pollution atmosphérique, c’est six mois de vie en moins pour les Parisiens.» L'équipe Delanoë espère donc continuer à «réduire l’influence» de la voiture, «principale source de pollution». Détail des propositions.

Ralentir le trafic

C’est une des mesures les plus emblématiques. L'équipe municipale souhaite réduire la vitesse de circulation sur le périphérique de 80 km/h à 70 km/h. L’entrée en vigueur est prévue début 2013. Il faudra pour cela l’approbation de l’Etat, dernier décideur en la matière. Selon la mairie de Paris, la mesure permettra d’améliorer la qualité de vie des Franciliens, à la fois en termes de nuisances sonores que de pollution atmosphérique. Réaliste ? Pas vraiment, selon Joëlle Colosio, responsable qualité de l’air à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) : «Les résultats démontrent qu’une réduction de la vitesse, de 80 km/h à 70 km/h, a un impact très très faible sur les émissions de CO2 et de particules», expliquait-elle à Libération il y a quelques semaines. Même effet limité sur la pollution auditive : la baisse ne serait que de 1,5 décibel maximum, un changement quasi imperceptible pour l’oreille humaine.

Toujours sur le volet «vitesse», l’adjoint chargé de l’environnement, René Dutrey (EELV), souhaite multiplier les «zones 30» dans Paris intra-muros. En 2013, le quartier de la Goutte-d’or (XVIIIe) et l’avenue de Clichy verront la vitesse maximale autorisée limitée à 30 km/h. D’autres zones pourraient suivre, notamment «dans les rues jouxtant les écoles et les équipements sportifs et culturels».

Diminuer la circulation, notamment des véhicules polluants

Haro sur les vieilles voitures, les plus polluantes. C’est l’idée de l'équipe municipale, qui propose carrément d’interdire leur entrée dans Paris et en petite couronne. Les critères d'âge seraient les suivants : 17 ans pour les véhicules particuliers et les utilitaires, 18 ans pour les poids-lourds et les bus, 10 ans pour les deux-roues motorisés. La limite géographique sera fixée à l’autoroute A86 incluse, ce qui comprend notamment toutes les collectivités de Plaine Commune. Les types de véhicules interdits et les modalités de contrôle pourraient être définis mi-2013. «Suivrait une année de pédagogie et de prévention, pour que les personnes concernées puissent s’organiser», développe la mairie, qui espère une mise en œuvre en septembre 2014.

D’ici là, il faudra faire face à de nombreuses critiques. D'abord sur l’efficacité écologique d’un tel plan. Les véhicules particuliers de plus de 17 ans, par exemple, ne concernent que 6,8% du parc francilien. Insuffisant, selon certains, pour que leur interdiction ait un impact significatif. D’autres regrettent que les véhicules diesel (60% du parc automobile français), particulièrement polluants, ne soient pas concernés par le projet de Bertrand Delanoë. Récemment, le maire adjoint PS en charge de la santé, Jean-Marie Le Guen, jugeait «incontournable» l’interdiction des véhicules diesel dans les grandes villes. Un principe repris par le Conseil de Paris, qui demande au gouvernement de supprimer les niches fiscales en faveur des véhicules diesel.

Autre angle d’attaque, l’injustice sociale que représenterait le projet anti-vieilles voitures. «C’est un plan antisocial, antibanlieue, antiautomobiliste», a dénoncé le président de la fédération UMP au Conseil de Paris, Philippe Goujon. En réponse, la mairie de Paris promet «des mesures d’accompagnement social pour les ménages et les professionnels les plus modestes», principaux propriétaires des voitures les plus anciennes. Bertrand Delanoë propose par exemple de relancer la prime à la casse. Le principe : une subvention serait versée en échange de la destruction d’une voiture de plus de 17 ans ou d’un deux-roues de plus de 10 ans. Le groupe PCF-PG va plus loin, suggérant «d’imaginer des mesures préventives et coercitives visant les 4x4 et SUV (véhicules utilitaires sport)», car «il ne faut pas laisser croire qu’il suffit d’en avoir les moyens pour polluer tranquille». Dans le quotidien le Parisien de ce lundi, la municipalité livrait d’autres pistes, comme une gratuité pendant trois mois de l’abonnement à Autolib' ou un chèque pour les transports en commun. Enfin, le plan Delanoë prévoit d’accélérer le renouvellement des bus de la RATP, en favorisant les véhicules plus propres, et le développement du transport de marchandises par les voies fluviales et le tram-fret.

Un péage sur les autoroutes franciliennes ?

La mairie défend également un péage sur les autoroutes franciliennes, aujourd’hui quasi totalement gratuites. Autre axe de travail : «Supprimer progressivement et de manière concertée la circulation de transit de poids lourds dans Paris et sur le boulevard périphérique.» L'équipe municipale compte notamment sur la mise en œuvre d’une éco-taxe poids lourds sur le périph.

A lire aussi : Les propositions détaillées de la mairie de Paris

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 22:31

A la demande de la mairie de Paris, l’Etat pourrait prochainement abaisser la vitesse limite à 70 km/h au lieu de 80 sur le périph. Décryptage d’une petite révolution bien engagée mais déjà très critiquée.

Benoît Hasse | Publié le 27.09.2012, 07h00, article original ici

 

50Contraindre les usagers du périphérique à lever le pied pour réduire la pollution atmosphérique et sonore autour de la capitale… L’idée n’est pas neuve. Elle est même réclamée par les écologistes parisiens depuis près d’une décennie. Mais cette fois, cette petite révolution semble enfin sur la bonne voie.

René Dutrey, l’adjoint (EELV) du maire de chargé de l’environnement, l’a annoncé en début de semaine : l’Etat devrait « très prochainement » décréter la baisse de la vitesse limite à 70 km/h (contre 80 km/h actuellement). Coup de com ou réel projet? Décryptage d’un projet symbolique en quatre questions.

Qui décide du changement de vitesse?

Axe essentiel de la circulation en Ile-de-, mais également voie « d’intérêt national », le périphérique — qui est emprunté quotidiennement par près de 1,3 million de véhicules — bénéficie d’un statut à part. Les règles de circulation sur la voie « la plus fréquentée de » sont du ressort du gouvernement. La vitesse limite est fixée par décret (article R. 413-3 du Code de la route). Il faudra donc un nouveau décret de l’Etat pour modifier la vitesse limite. « Bertrand Delanoë a écrit en juillet au Premier ministre pour en faire la demande, explique Julien Bargeton, l’adjoint au maire de Paris chargé des transports. Nous espérons une réponse favorable très prochainement. »

C’est pour quand?

Impossible d’annoncer un calendrier tant que le gouvernement n’a pas donné son feu vert. Mais les techniciens expliquent qu’il faudra ensuite réaliser plusieurs aménagements très concrets pour baisser la vitesse à 70 km/h. Changement des panneaux de signalisation (il y en a près d’une centaine), réétalonnage des radars… « Il y a déjà plusieurs réunions techniques entre nos services et ceux de la Ville », précise-t-on à la préfecture de police. « Nous nous tenons prêts, ajoute Julien Bargeton. Dès que nous aurons l’autorisation de l’Etat, les modifications pourront être effectuées en quelques semaines. »

Quels sont les bénéfices attendus?

Selon la mairie de Paris, les avantages de la limitation de vitesse sont triples : elle permettra de réduire les nuisances sonores pour les riverains du périph (plus de 100 000 personnes tout autour de la capitale). Elle devrait améliorer la sécurité routière et pourrait permettre de fluidifier le trafic et donc de diminuer la pollution atmosphérique. Pas de miracle cependant à attendre sur ce dernier point. L’adjoint à l’environnement de Paris estime que les émissions polluantes diminueront de 5%. Une étude des services de la voirie de 2006 indiquait que la baisse de 10 km/h des vitesses conduirait à la réduction des émissions d’oxyde d’azote de seulement 1%.

Pourquoi les conducteurs montent-ils au créneau?

Les nombreux détracteurs du projet dénoncent une « fausse bonne idée » qui n’aura aucun impact; les embouteillages limitant les vitesses à bien moins que 70 km/h la plupart du temps. Les techniciens de l’auto rappellent de leur côté que certains moteurs sont plus polluants à 70 km/h qu’à 80.
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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 18:00

 

Publié le 25.09.2012, 12h07, article original ici

 

La demande du maire de , , de limiter à 70 km/h la vitesse sur le périphérique parisien est «triplement bénéfique», car elle signifiera «moins de bruit, moins de pollution, moins d'embouteillages», a estimé mardi le député EELV de , Denis Baupin.


La limitation de vitesse actuelle sur le périphérique, 80 km/h, «est assez inadaptée», a-t-il dit sur Europe 1.

«Le périphérique, a-t-il expliqué, est une espèce d'autoroute sur laquelle vous avez une entrée et une sortie tous les kilomètres et demi. Et 80 km/h, c'est une vitesse trop rapide provoquant des phénomènes d'accordéon qui amplifient les phénomènes d'embouteillages».

Le député a espéré que cette demande faite au gouvernement pourrait déboucher sur des discussions «dans les mois qui viennent». La mairie avait à plusieurs reprises sous le précédent quinquennat adressé cette demande à la préfecture de police, sans succès.

La vitesse maximale autorisée sur le périphérique est passée de 90 à 80 km/h en 1993.

Deux associations d'automobilistes protestent
Les cris de deux associations d'automobilistes ne se sont pas fait attendre. L'Automobile Club Association et 40 millions d'automobilistes, ont rapidement protesté contre le souhait de la mairie de Paris d'abaisser la vitesse sur le périphérique à 70 km/h.

«A 70 km/h, il est impossible d'utiliser pleinement une 5e ou une 6e vitesse obligeant le conducteur à rétrograder, ce qui engendre de la pollution et des nuisances sonores supplémentaires», proteste l'Automobile Club Association.

C'est «un nouveau coup porté aux résidents de banlieue qui devront subir une nouvelle fois l'idéologie infondée du maire de Paris en terme de lutte contre notre liberté de circuler», s'insurge pour sa  part 40 millions d'automobilistes.
Note de Respirelepériph'! : Et la liberté de respirer un air non pollué ? De s'entendre parler ? De dormir dans le calme ? De vivre quelques mois de plus en bonne santé ?
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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 18:27

AFP, mis à jour le 3 août 2012

 

Selon le rapport annuel sur la qualité de l’air publié par le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, les émissions globales de polluant dans l’air ont légèrement diminué au cours de l’année 2011. Mais 12 millions de français vivent dans des zones ou les particules fines excèdent les normes européennes.


 

Chaque année le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie évalue la qualité de l’air en fonction des quantités de polluants, ou de leur précurseur émis dans l’air en lien avec les conditions météorologiques influant sur leurs concentrations.

En 2011, les concentrations de polluants dans l’air ont peu évolué, mais le rapport relève une tendance globale à la baisse. Aucun dépassement réglementaire n’a été constaté pour les concentrations de monoxyde de carbone et de dioxyde de souffre.

Pour l’ozone, les facteurs météorologiques peuvent expliquer les variations constatées d’une année sur l’autre. Selon le rapport, « Un seul évènement de pollution photochimique d’ampleur nationale a été́ relevé́ vers la fin du mois de juin, marqué par un bref épisode de fortes chaleurs. »

En général pour l’année 2011, malgré une diminution de leur émission, les niveaux d’ozone et de particules restent tout de même supérieurs à ceux observés dans les années 1990.

Pour les PM10, particules inférieures à 10 micromètres qui pénètrent profondément dans nos poumons, "on estime que près de 12 millions de Français ont vécu en 2011 dans des zones n'ayant pas respecté les valeurs limites annuelles", estime le ministère.

 

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Les plus fines de ces particules, émises majoritairement par la circulation en ville mais aussi par le chauffage au bois, l'industrie et l'agriculture, seraient à l'origine de 42.000 décès chaque année en France.

Les dépassements récurrents dans une quinzaine d'agglomérations des valeurs limites européennes - 40 microgrammes par m3 en moyenne annuelle et 50 microgrammes en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de 35 jours par an - pourraient prochainement valoir à la France de lourdes sanctions financières.

 

D'après le bilan 2011, les concentrations en PM10 ont diminué "légèrement entre 2010 et 2011 sur les stations industrielles et rurales", mais sont en "légère augmentation" en ville et près des axes de circulation automobile.

Sept sites, autant qu'en 2010, ont dépassé la valeur limite annuelle pour les PM10, à Marseille, Paris et Fort-de-France, selon ce bilan. Les valeurs limites journalières ont été dépassées sur 7 sites industriels, 31 sites urbains et périurbains (sites dits de fond, c'est-à-dire loin d'une source identifiée comme un axe routier ou une industrie) et 23 sites proches du trafic routier.

"La lutte contre la pollution de l'air est une priorité majeure pour le gouvernement", souligne le ministère de l'Ecologie, rappelant que le sujet sera au menu de la Conférence environnementale des 14 et 15 septembre.

Une "réunion de travail" est aussi prévue le 20 septembre avec les sept collectivités volontaires pour expérimenter des zones d'accès restreint aux véhicules les plus polluants : Paris, Saint-Denis, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Clermont-Ferrand et Aix-en-Provence.

 

Ces Zapa (pour Zones d'actions prioritaires pour l'air), annoncées début 2011, peinent à prendre forme: la ministre de l'Ecologie, Delphine Batho, a annoncé le 13 juillet son souhait de revoir les modalités du dispositif jugé actuellement "trop rigide et socialement injuste". La France, rappelle le ministère, compte "environ 3,5 millions d'asthmatiques" et "50.000 personnes atteintes d'une insuffisance respiratoire grave".

 

En savoir plus

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 17:01

Signez l’appel !

« Monsieur le Président de la République,
mesdames et messieurs les parlementaires,
à l’heure où des solutions sont recherchées pour réduire le déficit public, la France doit supprimer ces subventions qui nuisent à l’environnement. »

 

Au mois de juillet, le nouveau gouvernement procédera au vote du budget rectificatif de la France, où figureront les dépenses et recettes pour la fin de l’année. C’est une occasion formidable pour décider la suppression immédiate de ces niches fiscales qui creusent les déficits et nuisent à l’environnement.

 

Cliquez ici et signez cette pétition et envoyez-la à tous vos contacts pour que le gouvernement joigne la parole aux actes et mette fin à ces milliards d’euros offerts aux activités polluantes.

 

Pour les seules subventions à la consommation d'énergies fossiles, 6 milliards d'euros sont dépensés chaque année, principalement dans le secteur des transports ! Ces aides publiques (exonérations de taxe, TVA réduite, etc.) augmentent les émissions de gaz à effet de serre, la pollution de l'eau et de l'air, la consommation de ressources naturelles et nuisent à la biodiversité.

Les exemples sont nombreux :
→ exonération de taxe intérieure sur l'énergie pour l'aviation (3,5 milliards d'euros dont 1,3 pour les vols intérieurs) ;
→ taux réduit pour le fioul utilisé comme carburant (1 milliard d'euros) ;
→ remboursement partiel de la taxe intérieure sur l'énergie aux transporteurs routiers (300 millions d'euros) ;
→ défiscalisation partielle des agrocarburants (196 millions d'euros) ;
→ TVA à taux réduit sur les engrais, avantages fiscaux au profit des usages fortement consommateurs de terres.
Au total, ces avantages concédés à la pollution représentent chaque année plusieurs milliards d'euros de dépenses pour l'état.

C'est pourquoi, nous, organisations de la société civile et économistes, lançons cet appel aux pouvoirs publics pour :
Supprimer rapidement les niches fiscales et autres aides publiques néfastes pour l'environnement et les ressources naturelles ;
Mettre en place les outils fiscaux qui nous permettront d'accompagner la nécessaire évolution des comportements et activités vers des modes moins consommateurs de ressources naturelles (notamment la contribution climat énergie et l'éco-redevance poids lourds).

Les crises environnementale, économique et sociale auxquelles nous sommes confrontés rendent plus que jamais nécessaire cette réorientation de notre fiscalité. L'argent récolté grâce à ces nouvelles mesures fiscales écologiques pourra notamment servir à financer la transition écologique tant attendue (rénovation des bâtiments, développement des transports en commun, etc.) dont les bénéfices dépasseront largement la sphère environnementale.

Pour éviter d'éventuels impacts sociaux négatifs, certaines de ces mesures pourront être assorties de mécanismes de redistribution afin de faciliter la transition pour les catégories les plus modestes et les secteurs économiques les plus fragiles.

Le rôle des pouvoirs publics n'est pas d'enfermer les citoyens et les entreprises dans un modèle sans lendemain mais d'accompagner les transformations économiques et sociales et les transitions professionnelles qui sont aujourd'hui incontournables.

Telecharger cet appel en pdf

Pourquoi cet appel ?

L'appel STOP AUX SUBVENTIONS A LA POLLUTION est lancé par le Réseau Action Climat (RAC-F) et la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme (FNH), et soutenu par de nombreuses associations de protection de l'environnement, de défense de la biodiversité, de solidarité internationale, d'usagers des transports et d'alternatives énergétiques, ainsi que par des personnalités du monde universitaire.

Ensemble, nous appelons à une refonte profonde de la fiscalité française, une réforme écologique et cohérente en commençant par mettre fin aux avantages fiscaux accordés aux secteurs et activités polluantes.

Aujourd'hui en France, on subventionne trois fois plus le problème climatique que sa solution. Les secteurs polluants sont soutenus pour se développer et continuent à polluer ! A l'heure où le gouvernement prépare son budget et souhaite dégager des économies, il est bon de lui rappeler que le montant total des niches fiscales grises s'élève chaque année à 20 milliards d'euros.

Ces subventions nocives pour l'environnement ont déjà été pointées par des institutions très reconnues qui préconisent leur suppression :
→ le rapport Les aides publiques dommageables à la biodiversité de Guillaume Sainteny du Centre d'analyse stratégique (2011) ;
→ le rapport Dépenses fiscales liées à la consommation dÕénergies fossiles, par le comité d'évaluation des dépenses fiscales du Ministère du Budget, avril 2011 ;
→ le chapitre Incohérence : le rendez-vous manqué de la fiscalité écologique du rapport de Nicole Bricq alors rapporteuse de la Commission des Finances (2011).

Nous appelons également à la mise en place de mécanismes fiscaux justes et pérennes pour intégrer le poids carbone de chaque produit et service dans son prix et favoriser dès maintenant le développement des secteurs d'avenir.

Chacun est invité à se joindre à l'appel en signant la pétition pour signifier au Président de la République François Hollande et aux parlementaires français qu'il est urgent de réformer la fiscalité en France pour qu'elle ne participe plus à la destruction de nos écosystèmes et aux changements climatiques.

Je signe !

Ils soutiennent l'appel

Alofa Tuvalu
Agir Pour l’environnement
Les Amis de la Terre
ATTAC France
Comité de Liaison Énergie Renouvelable (CLER)
Colibris
Centre National d’Information Indépendante sur les déchets (CNIID)
Commission Internationale pour la Protection des Alpes (CIPRA)
Dossiers et Débats pour le Développement Durable (4D)
Effet de serre toi-même !!!
Énergie Partagée
Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB)
Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT)
France Libertés
France Nature Environnement (FNE)
Fédération Française des Usagers de la Bicyclette (FUBicy)
Générations Futures
Global Chance
Fondation GoodPlanet
Greenpeace
HELIO International
Hespul
Humanité et biodiversité
Ligue de Protection des oiseaux (LPO)
Mountain Wilderness
Oxfam France
Peuples Solidaires
Réseau Environnement Santé (RES)
Respire
Solar Génération
TACA
Women in Europe for a Common Future (WECF)
WWF

link

 

 

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 14:44

C'était le13 juin sur France Inter.

 

logo-FI.pngRetrouvez notre Présidente au sujet des particules, du diesel, des risques pour la santé et bien sur, du périph' !

Christelle de Crémiers.

 

 

 

ECOUTEZ EN CLIQUANT ici.   L'interwiev débute à 24' et 10''

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 19:46
 
 
Les pics de pollution aux particules fines, ça nous connaît. En 2011, la Commission européenne a entamé une procédure judiciaire contre la France. Mais pourquoi est-on aussi mauvais ? Parce qu'on roule au diesel, pardi.

Mi-mars, le printemps pointe le bout de son nez. Les particules fines aussi. A Paris, on comptabilisait déjà le 19 mars une vingtaine de jours de dépassement de la concentration autorisée [1] en PM10, des particules en suspension de la taille d’une cellule qui se glissent dans l’appareil respiratoire. La faute notamment « à une situation anticyclonique avec des vents faibles qui ont entraîné une stagnation des particules sur l’Ile-de-France », décrypte Arthur de Pas, ingénieur en communication à AirParif.

 

Et l’Ile-de-France n’est pas la seule concernée. Depuis l’entrée en vigueur de la législation européenne en 2005, les valeurs limites ont été dépassées dans 16 zones : Marseille, Toulon, Avignon, Paris, Valenciennes, Dunkerque, Lille, le territoire du Nord-Pas de Calais, Grenoble, Montbéliard/Belfort, Lyon, le reste de la région Rhône Alpes, zone côtière des Alpes Maritimes, Bordeaux, la Réunion, Strasbourg.

 

Aussi, la Commission européenne a tiré le signal d’alarme. En mai 2011, elle a assigné la France devant la Cour de justice [2]. Motif ? Hormis Strasbourg, rien n’a été fait pour atteindre les objectifs fixés. « La sanction de la Cour de justice ne devrait pas tarder à tomber », croit savoir l’association Respire qui précise que « les pénalités financières devraient être calculées sur la base d’une amende forfaitaire (10,9 millions d’euros pour la France, plus un montant journalier multiplié par le nombre de jours de persistance de l’infraction) et d’une astreinte journalière (entre 10 000 et 100 000 euros par jour, calculée par jour de retard, en prenant en compte un coefficient de gravité et de durée, et par un facteur fixe par pays) ».


Car les particules fines, ce n’est pas de la rigolade. « Elles peuvent provoquer de l’asthme, des problèmes cardiovasculaires, des cancers du poumon et entraîner une mort prématurée », souligne le communiqué de la Commission. Pas moins de 42 000 morts seraient même à imputer aux plus fines d’entre elles, les PM2,5 (de la taille d’une bactérie) selon une évaluation de la Commission européenne citée par le ministère de l’Environnement. Selon une autre étude coordonnée par l’Institut de veille sanitaire (InVS), contenir le taux de ces particules très fines à 10 microgrammes annuellement [3] permettrait de gagner 5 mois d’espérance de vie à Bordeaux, 5,8 mois à Paris et 7,5 mois à Marseille !

 

Mais pourquoi la France est-elle aussi nulle ? En fait, les particules ont plusieurs origines. Elles sont émises par l’industrie, le chauffage urbain (notamment au bois) et le trafic routier. En Ile-de-France, les pots d’échappement sont largement responsables : les particules fines enregistrées à proximité du périphérique (là où les dépassements sont les plus importants) sont imputables à 44% au trafic routier souligne une étude d’Airparif.

 

Dépassement PM10-copie-1

 

indexEt au sein du parc automobile, ce sont les diesels qui sont les plus gros cracheurs. Or, depuis vingt ans, la proportion de véhicules diesel dans le nombre d’immatriculations enregistrées chaque année ne cesse de grandir (voir document ci-dessous) : de 9,9% en 1980, elle est passée en 2010 à 70,8% selon les chiffres du Comité des constructeurs français d’automobiles. « La diesélisation, c’est une exception française », souligne Sébastien Vray, président de Respire. Seuls la Belgique, le Luxembourg et la Norvège présentaient en 2010 des taux supérieurs aux chiffres français.

Mais pourquoi donc les Français aiment-ils tant leur titines au gazole ? Parce que ce carburant coûte moins cher à la pompe même si son prix à l’importation est plus important. Simplement parce que la fiscalité s’élève à 50% sur le gazole mais à 61% sur les supercarburants, précise l’Union française des industries pétrolières :

 

Le bonus-malus a fini ces dernières années de convaincre les automobilistes indécis. Récompensant les voitures les moins émettrices en CO2 et punissant les plus généreuses en carbone, il a - de fait - récompensé les voitures diesel. « Un moteur diesel produit en effet moins de monoxyde de carbone (CO) et d’hydrocarbures imbrûlés (HC) qu’un moteur à essence. De plus, les voitures équipées d’un moteur diesel consomment environ 30% de carburant en moins que les modèles à essence semblables, ce qui se traduit par une baisse de près de 16% de leurs émissions en CO2. Cette consommation plus faible est essentiellement due à un rendement thermodynamique supérieur par rapport au moteur à essence », explique Olivier Regniers, de l’université de Bruxelles dans son mémoire.

 

Or, les nouveaux - et jusqu’ici heureux - acheteurs de véhicules diesels pourraient bien se retrouver avec leurs véhicules sur les bras. Répondant aux pressions de Bruxelles, le gouvernement veut instaurer des Zones d’actions prioritaires pour l’air (Zapa). Soit des centres urbains dont les véhicules qui cracheraient trop d’oxydes d’azote et de particules fines seraient bannis. « Les Zapa pourront régler les choses en partie mais le CO2 ne fera pas partie des critères de sélection des véhicules autorisés », souligne Sébastien Vray.

 

Un changement qui devrait faire des mécontents. « On a une fiscalité au gazole plus favorable que l’essence, un bonus-malus qui incite à acheter des véhicules diesel. Il faut comprendre les gens qui achètent une voiture diesel. Et après les politiques publiques veulent lutter contre les particules fines ? », s’agace Denis Baupin, adjoint au maire de Paris.

 

[1] La Commission européenne fixe à 50 microgrammes par m3 la concentration maximum de PM10 (35 dépassements par an sont autorisés) autorisée.

[2] Des jugements ont été rendus contre le Portugal et l’Italie, et des procédures sont en cours contre l’Espagne et la Belgique

[3] l’UE a fixé aujourd’hui pour objectif de limiter les PM 2,5 à 20 microgrammes par m3

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 18:09

 

 

 

 

 

 

 
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PARK(ing) DAY - Appel à mobilisation citoyenne 
 
Evénement mondial, PARK(ing) DAY réinvente l'usage des places de parking en invitant les citoyens à se réapproprier cet espace pour en révéler temporairement de nouvelles perspectives : terrasses mobiles, street tango, ferme urbaine, expériences culinaires, atelier de réparation de vélos, Mini-golf, installations artistiques et éphémères, performances… 
Ouvert à tous, PARK(ing) DAY permet d'engager une réflexion sur la fabrique d'une ville plus créative, écologique et plus participative.
 
Mobilisez-vous le 21 septembre et donnez vie à ces espaces bétonnés pour qu'ils deviennent des lieux d'initiatives originaux et conviviaux.
Citoyens, le 21 septembre, investissez l'espace public !

 
 
PARK(ing) DAY - Un laboratoire des nouveaux usages urbains

Habitants, militants écologiques, sportifs, collectifs d'artistes ou d'architectes, associations de quartiers, acteurs de l'économie sociale et solidaire, commerces de bio éthiques... PARK(ing) DAY est l'occasion unique pour vous d'occuper le bitume et de réfléchir à la place de la nature en ville et la qualité de votre cadre de vie en ville.

Au delà du côté festif de l'événement, l'objectif est d'interpeler les pouvoirs publics pour ouvrir le débat sur le partage de l'espace public et affirmer votre rôle dans l’émergence de nouveaux usages urbains et la construction de la ville de demain.

Pour cette nouvelle édition en France, une mobilisation massive est attendue !

PARK(ing) DAY - Un laboratoire des nouveaux usages urbains

Habitants, militants écologiques, sportifs, collectifs d'artistes ou d'architectes, associations de quartiers, acteurs de l'économie sociale et solidaire, commerces de bio éthiques... PARK(ing) DAY est l'occasion unique pour vous d'occuper le bitume et de réfléchir à la place de la nature en ville et la qualité de votre cadre de vie en ville.

Au delà du côté festif de l'événement, l'objectif est d'interpeler les pouvoirs publics pour ouvrir le débat sur le partage de l'espace public et affirmer votre rôle dans l’émergence de nouveaux usages urbains et la construction de la ville de demain.

Pour cette nouvelle édition en France, une mobilisation massive est attendue ! 

 

 
Pourquoi participer à PARK(ing) DAY ?
 
 Les 15 vraies et fausses bonnes raisons de participer à PARK(ing) DAY:
1. Parce que, de toutes façons, la place de parking fait la taille de mon appart, mais qu'en plus c'est lumineux...
2. Parce que j'ai jamais rien de prévu le 3e vendredi de septembre
3. Parce que c'est sympa de retrouver les automobilistes râleurs après les vacances
4. Parce que la plupart du temps, il suffit de quelques explications pour leur redonner le sourire
5. Parce que PARK(ing) DAY, c'est une occasion unique de s'exprimer et d'imaginer les usages urbains les plus originaux !
...  Sélection d'idées extraites de l'article publié sur le blog PARK(ing) DAY
Pourquoi participer à PARK(ing) DAY ?
 
 Les 15 vraies et fausses bonnes raisons de participer à PARK(ing) DAY:
1. Parce que, de toutes façons, la place de parking fait la taille de mon appart, mais qu'en plus c'est lumineux...
2. Parce que j'ai jamais rien de prévu le 3e vendredi de septembre
3. Parce que c'est sympa de retrouver les automobilistes râleurs après les vacances
4. Parce que la plupart du temps, il suffit de quelques explications pour leur redonner le sourire
5. Parce que PARK(ing) DAY, c'est une occasion unique de s'exprimer et d'imaginer les usages urbains les plus originaux !
...  Sélection d'idées extraites de l'article publié sur le blog PARK(ing) DAY
 
 
Comment participer - Mode d'emploi !
 
1. Inscrivez-vous sur le site www.parkingday.fr 
2. Inscrivez le parc que vous avez imaginé sur la carte des initiatives
3. Rejoignez le groupe Facebook PARK(ing) DAY France et obtenez informations et conseils
4. Invitez vos amis, collègues et familles à participer
5. Le 21 septembre, mettez des pièces dans l’horodateur et investissez une place de parking avec créativité
6. Pour plus de sécurité, clôturez votre parc avec plots, plantes ou tout autre type de délimitation 
7Expliquez la démarche de PARK(ing) DAY et partagez, en sourire, avec les passants qui vous interrogent !  
8. A la fin de l’événement, ne laissez aucune trace !
 
 
 
  
Dédale relaie l’appel à mobilisation de PARK(ing) DAY en France dans le cadre de son projet SmartCity, laboratoire d'innovation urbaine.
Comment participer - Mode d'emploi !
 
1. Inscrivez-vous sur le site www.parkingday.fr 
2. Inscrivez le parc que vous avez imaginé sur la carte des initiatives
3. Rejoignez le groupe Facebook PARK(ing) DAY France et obtenez informations et conseils
4. Invitez vos amis, collègues et familles à participer
5. Le 21 septembre, mettez des pièces dans l’horodateur et investissez une place de parking avec créativité
6. Pour plus de sécurité, clôturez votre parc avec plots, plantes ou tout autre type de délimitation 
7Expliquez la démarche de PARK(ing) DAY et partagez, en sourire, avec les passants qui vous interrogent !  
8. A la fin de l’événement, ne laissez aucune trace !
 
 
 
  
Dédale relaie l’appel à mobilisation de PARK(ing) DAY en France dans le cadre de son projet SmartCity, laboratoire d'innovation urbaine.
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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 21:07

 

le Mardi 12 Juin 2012 à 20:30, sur le site de France info

Les gaz d'échappement des moteurs diesel sont désormais considérés comme cancérogènes par l'agence pour le cancer de l'Organisation mondiale de la santé. Les particules sont, pour les scientifiques, responsables de cancer du poumon.


Les gaz d'échappement des moteurs diesel sont cancérigènes affirme l'OMS © Maxppp Pierre Couble

En 1988, les experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), une agence de l'Organisation mondiale de la santé, estimaient que les gaz d'échappements des moteurs diesel étaient probablement cancérigènes pour l'homme. Après des années de recherche, les scientifiques sont désormais affirmatifs et ils l'ont dit à l'issue d'une réunion de travail à Lyon.

 

Ils estiment en effet qu'il y a suffisamment de preuves d'une influence néfaste de ces gaz sur la santé humaine.

 

pot d'ES'exposer aux émanations de diesel augmente les risques de développer un cancer du poumon. Le Dr Christopje Portier, qui présidait le groupe de travail du CIRC à l'explique :

"Les preuves scientifiques sont irréfutables et les conclusions du groupe de travail ont été unanimes: les émanations des moteurs diesel causent des cancers du poumon."

Par ailleurs, selon le ministère de l'Écologie, les particules fines émises par les moteurs diesel seraient responsables de 42.000 morts prématurées en France. Pour les experts de l'Organisation mondiale de la santé la conclusion s'impose d'elle-même :

"L'exposition doit être réduite dans le monde entier."

Mais ce n'est pas si simple et cela risque de prendre du temps, en France notamment où le diesel bénéficie d'une politique fiscale avantageuse. Il équipe près de 60% du parc automobile français. Il est également utilisé dans d'autres modes de transports, comme les TER ou les bateaux en France.

Un dilemme pourrait également se poser. Si les moteurs à essence semblent moins cancérogènes, ils sont considérés comme plus polluants pour l'environnement car émettant plus de CO2. Les constructeurs, confrontés à des normes européennes de plus en plus exigeantes, continuent de faire des progrès en matière de "propreté" ou de "moindre pollution" des moteurs diesel en installant des systèmes de filtration.

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