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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 11:10

 

La qualité de l'air s'améliore très lentement en Ile-de-France, mais reste bien au-dessus des normes
Airparif dresse un bilan mitigé de la qualité de l'air francilien en 2010. Si l'expérimentation de zones d'action prioritaires pour l'air à Paris et Plaine Commune n'est pas la panacée, elle pourrait néanmoins avoir un bon impact sanitaire.
31/03/2011
-  Article complet : Lire l'actu


Quelques extraits :

 

 

Mercredi 30 mars 2011, Airparif a présenté son rapport sur la qualité de l'air en Ile-de-France en 2010. Une année "assez comparable aux années précédentes" a indiqué Jean-François Saglio, président d'Airparif, ajoutant que "la situation s'améliore mais pas aussi vite qu'on le souhaite."

 

Cinq polluants problématiques

Effectivement, l'association chargée de surveiller la qualité de l'air sur l'ensemble de la région Ile-de-France constate que cinq polluants dépassent depuis plusieurs années les normes réglementaires européennes : les particules fines de moins de 10 microns de diamètre (PM10), celles de moins de 2,5 microns de diamètre (PM2,5), l'ozone (O3), le dioxyde d'azote (NO2) et le Benzène.

 

tn.jpgLes particules fines posent problème au cœur de l'agglomération

S'agissant des PM10, ce sont 1,8 million de Franciliens qui sont exposés à un air qui ne respecte pas la norme européenne, c'est-à-dire un dépassement du seuil des 50 microgrammes par mètre cube (µg/m3) durant plus de 35 jours par an. Ce sont principalement les habitants du cœur de l'agglomération et ceux vivant à proximité de grands axes où l'exposition est qualifiée de "très intense" par Karine Leger.

 

Quelles sont les expériences les plus intéressantes en Europe? Berlin, selon la responsable d'Airparif qui explique que la stratégie interdit sur une vaste zone les véhicules les plus polluants en se basant sur les normes Euro. Cependant, elle prévient : "pour être efficace, il faut limiter les exceptions accordées à certains véhicules." Quant aux résultats escomptés, ce sont une diminution de quelques pourcents de la pollution et une réduction des pics de pollution. À Berlin, la baisse de la concentration de particules fines serait de l'ordre de 5 µg/m3. Cependant, "les effets sanitaires sont importants", conclut-elle, faisant référence à l'étude Aphekom qui a mis en avant l'intérêt sanitaire du respect des normes OMS pour les PM2,5.

 

 
© Actu-Environnement

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 16:27

 

M6 a relayé une étude de l’Association Santé Environnement France (ASEF) pour mesurer la nature et les quantités des gaz émis par les voitures à hauteur des poussettes qui, à Aix-en-Provence, sont 2 à 6 fois supérieures à l’objectif de l’OMS.


 

 

Le site de l’ASEF: http://www.asef-asso.fr/

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 16:37

Je voulais partager avec vous une observation faites lors de la récente vague de pollution par les particules fines.

C'était le 25 mars dernier, ce jour là l'indice est mauvais, à 8.

Voici ce que l'on pouvait voir sur le site d'AIRPARIF :

 

25-mars-Global-.png

 

Regardons maintenant la même carte avec la pollution uniquement due au particules fines :

le 25 mars PM10

 

Elle lui ressemble beaucoup,

 

on peut donc supposer

 

que la pollution est due aux seules particules fines.

 

 

Mais...

 

 

 

 

Surprise quand nous regardons la carte du NO2 :

25-mars-NO2.png

 

Il semblerait

 

que cette information

 

ne soit pas incluse

 

dans le calcul de la pollution globale,

 

or il s'agit bien de pollution SUPLEMENTAIRE !

 

 

 

 

Peut on imaginer serieusement négliger les coktails de polluants ? ! Manifestement l'indice Atmo le permet. Et sous estime donc la réalité de la pollution.

 

On pouvait déjà contester la dilution de fait en prenant un territoire aussi vaste et hétérogène que l'Ile de France pour calculer un indice régional.

 

Pour y remédier, je vous conseille plutôt les indices européens, qui distingue les mesures à proximité du traffic et la pollution de fond. Voir l'indice du jour en cliquant ici.

 

Or dans l'agglomération parisienne nous sommes nombreux à vivre proche du traffic.... En 2009, cet indice était très mauvais pour Paris...  On en avait parlé ici.

 

Nous attendons toujours des actions pour agir contre cette pollution : ZAPA, nouveau Plan de la protection de l'atmosphère régional...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 16:30

logoLa qualité de l'air quotidienne reste insatisfaisante en Île-de-France pour certains polluants, plus particulièrement au coeur de l'agglomération parisienne et à proximité du trafic. Selon les polluants, on estime qu'entre 1,8 à 3,6 millions de Franciliens sont potentiellement exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation, principalement le long du trafic et dans le coeur de l'agglomération parisienne. De plus, depuis plusieurs années, ces niveaux marquent une certaine stabilité.

2010 a été une année dans la normale du point de vue de la pollution atmosphérique. Elle a connu des conditions globalement plus favorables à la dispersion de la pollution qu'en 2009, mais moins qu'en 2008. Ces différences s'expliquent essentiellement par la météorologie.

Comme ces dernières années, les niveaux de pollution chronique restent globalement stables. Cinq polluants posent toujours problème à des degrés divers dans la région capitale, et ne respectent pas diverses réglementations : le dioxyde d'azote, les particules (PM10 et PM2,5), l'ozone et le benzène (voir tableau ci-dessous).

Par ailleurs, les valeurs réglementaires sont devenues plus contraignantes en 2010 pour le dioxyde d'azote avec une valeur limite qui rejoint désormais l'objectif de qualité à 40 µg/m3. Cette norme est à respecter dans toute l'Europe. Or elle est dépassée tant à proximité des axes routiers que loin du trafic dans le centre de l'agglomération parisienne. Pour les particules PM10, le dépassement de la valeur limite est déjà observé depuis 2003, un contentieux est en cours avec l'Europe.

En revanche, d'autres polluants, problématiques dans le passé, respectent les exigences réglementaires depuis plusieurs années (dioxyde de soufre, plomb, monoxyde de carbone...).

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:50

 

 

images-copie-1.jpg

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 18:00

Un petit film d'animation que je trouve très bien réalisé,

sur les causes, les problèmes, les "fausses solutions" et de bonnes idées !

pour améliorer une commune trop dépendante de la voiture...

 

Cliquez sur l'image pour le visionner :

extrait-sagacite.jpg

(source Sagacité, Vivre en ville - Québec) (le film va s'ouvrir dans une nouvelle fenêtre)

 

Merci à Miss Paris change pour le tuyau !

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 17:04

L'article original en anglais qui est ici : lessons from a car-free life, par zenhabits, écrit par Leo Babauta. 

Source et traduction : Je hais Paris mais ça change ! http://jehaisparis.over-blog.com

 

Ce que nous retenons d’une vie sans voiture, témoignage

L’été dernier, notre famille (mon épouse et moi, nos 6 enfants) avons fini par abandonner notre voiture.

Ce fut une expérience libératrice et effrayante.

Nous étions dépendants de notre automobile depuis tellement d’années que l’abandonner était juste impensable. Si vous possédez une voiture, il y a de grandes chances que ce soit impensable pour vous aussi !

Nous conduisions partout où nous allions : pour aller et revenir de l’école et du travail, des leçons de musique et de récital, pour le foot et tous les sports collectifs, aux fêtes de famille (qui étaient nombreuses), à l’épicerie, aux centres commerciaux, restaurants, cinémas, librairies, salons de beauté (…), pour payer des factures et faire les courses, pour aller à la plage et au parc.

Pour tout faire.

Comment pouvait-on se débarrasser de notre voiture ?

 

 

Diminuer la voiture

 

societe-voiture-L-aT4hvr.jpg

Les dernières années, nous nous sommes sevrés doucement de la voiture (qui était un minibus dans notre cas !). Nous avons réduit la place de la voiture, petit à petit, et si vous y pensez aussi, c’est ce que je recommanderai de faire pour la plupart des familles.

Tout d’abord, nous avons vendu notre second véhicule et avons appris à ne faire qu’avec une voiture. Au point que mon épouse a arrêté son travail et a commencé à donner l’école à nos enfants à la maison, ce qui était super car ils avaient leur maman tout le temps à la maison. Une chose que tous les enfants n’ont pas.

Puis j’ai pu quitter mon travail journalier et travailler de che

z moi, réduisant ainsi énormément les trajets en voiture.

Ensuite nous avons déménagé plus près de la ville, ainsi nous pouvions plus nous déplacer en marchant et à vélo, tout était à distance de marche, épicerie incluse, salon de beauté, la Poste, la plage, le cinéma, les restaurants, les cafés et encore bien d’autres choses.

Il n’y avait que la famille et le foot qui étaient loin.

Nous utilisions très peu la voiture.

Finalement, nous avons déménagé à San Francisco, son super réseau de transport public fut une raison importante !

Nous étions en train d’abandonner notre voiture !

Remarque : plein d’autres villes ne sont pas aussi bien pourvues en transport collectif, mais des tas de gens y ont abandonné la voiture : marcher, circuler à vélo, l’auto-partage ou le covoiturage sont de chouettes options.

 

Notre vie sans voiture

Nous avons vendu notre mini-bus (yes !) et nous n’avons pas acheté d’autre voiture à San Francisco.

Quelques fois, nous avons loué ou emprunté une voiture, hé vous savez quoi ?

Ça m’a vraiment rappelé la chance que nous avions de ne pas en posséder une.

C’est une telle corvée de conduire, de trouver une place de parking, de prendre un ticket de parking (…), de récupérer sa voiture à la fourrière (oui c’est arrivé…), d’essayer de vous repérer et de trouver les lieux quand vous conduisez , de payer des péages et de

payer pour le parking, d’être coincé dans les bouchons et ainsi de suite…

Nous empruntons les bus et les trains et marchons. Nous aurons bientôt des vélos, mais nous avons décidé de faire une étape à la fois.

Nous marchons beaucoup !

Nous avons volontairement choisi une maison qui était à un pâté de maisons de la gare, et qui a des lignes de bus à quelques pas de notre porte d’entrée. On peut aller facilement partout dans la ville.

Je marche souvent sans but, juste pour explorer la ville. J’emmène Eva et les enfants avec moi pour leur montrer les nouveaux endroits que nous n’aurions jamais vus avec une voiture.

C’est la meilleure façon de découvrir les joies d’un nouveau lieu – la voiture vous isole et vous fait passer en trombe au milieu de ces lieux.

Dans les bus il y a souvent des gens bizarres qui crient des choses, sentent ou sont habillés de manière drôle. J’adore ça. C’est une chose à laquelle mes enfants n’avaient jamais été habitués et cette proximité fait partie de leur éducation maintenant. Ils ne sont jamais en danger, mais maintenant ils voient tellement de choses du monde qu’ils ne pouvaient pas voir avant, isolés dans la voiture.

Ils vont, épaule contre épaule, avec les gens, dans des bus bondés, ils parlent à leurs voisins ils sourient aux autres et font sourire les autres.

Nous sommes plus en forme que jamais.

Marcher est étonnant.

Ça ne coûte rien et là, vous avez de l’air frais, vous voyez les gens, la nature, vous voyez les magasins et les restaurants, les maisons et les plantes que vous n’auriez jamais vu dan

s une voiture. Vous vous maintenez en grande forme.

Ma petite de 4 ans peut marcher pendant des kilomètres, et chanter chemin faisant. Elle court en grimpant les collines. Certes, de temps en temps, je la porte sur mes épaules quand elle est fatiguée, mais c’est un bon exercice pour moi.

Nous sommes aussi plus en sécurité que jamais. Les bus sont la manière la plus sûre de voyager sur les routes américaines.

Nous dépensons tellement moins en transport.

Les voitures sont extrêmement chères – pas seulement pour leur achat, mais aussi à cause de l’essence, les vidanges, l’assurance, les taxes (vignettes), les tickets de parking, les réparations inévitables, le coût de la place de la voiture la nuit (les garages ne sont pas de l’espace gratuit), le nettoyage, et les coûts pour la santé (elles sont mauvaises pour la santé).

Quand vous avez autant de dépenses, vous devez travailler plus pour les payer. Les diminuer signifie travailler moins, et c’est une chose merveilleuse pour moi et ma famille.

Je dois remercier énormément mon épouse Eva, qui a été extraordinaire durant notre expérience sans voiture. Beaucoup d’épouses se seraient plaintes – Eva y est allé à fond et a adoré

le voyage. Mes enfants, aussi, ont été super, au lieu de se plaindre, ils se sont amusés avec moi, on a joué, on a chanté, on a exploré on a fait la course. Ce fut un super voyage en famille, et je suis content qu’on ait embarqué.

Les contraintes sont en fait des forces

Quand les gens pensent à arrêter la voiture, ils pensent immédiatement aux raisons qui font que ce n’est pas possible : les contraintes. Mais j’ai réalisé, qu’en fait, ces contraintes étaient des forces.

Voyons pourquoi.

 

1) Ça prend plus de temps

Oui, parfois ça prend un peu plus de temps d’aller à un endroit

(note de la traductrice, dans Paris et proche couronne, ça prend parfois moins de temps d’aller à pied, vélo, métro, bus qu’en voiture, de porte à porte)

(Ça prend) peut-être 20 minutes au lieu de 10-15 minutes,

ou 45 minutes au lieu de 25-30 minutes.

Mais bon ça va, c’est OK, car les voitures (surtout rapides) sont aussi plus stressantes.

Conduire dans le trafic est stressant. Donc nous nous déplaçons  plus lentement, ce qui est moins stressant, plus plaisant.

J’aime une vie plus lente.

 

2) La météo

images-1.jpg

Parfois le temps n’est pas terrible, mais sincèrement, j’adore être trempé par la pluie. Mes petits ne s’en trouvent pas dérangés, ils adorent patauger dans les flaques de boue.

Nous sommes tellement habitués à être dans nos boîtes de métal et de ver

re que nous oublions comment la pluie est merveilleuse.

Et quand le temps est beau, les voitures vous en isolent.

Vous n’avez pas la sensation du soleil sur vos épaules, le vent dans votre visage, la fraîche odeur de réglisse quand vous passez à proximité d’une plante, vous ne pouvez pas voir les écureuils qui lancent comme des fléchettes ou entendre le rire moqueur des canards.

 

3) Le côté pratique

Bien sûr, les bus peuvent parfois ne pas être pratiques, quelque fois ils sont en retard, vous les attendez et vous êtes en retard.

Mais pensez à tous les inconvénients des voitures que nous oublions : trouver une place de parking, être coincé dans les bouchons, être coupé des autres gens, payer des péages, payer pour le garage, le parking et les excès de vitesse, les accidents de voiture sur l’autoroute, les réparations de la voiture, les vidanges, les arrêts à la station-service, l’assurance de la voiture, le lavage de voiture, les dangers des accidents de voiture (les accidents de voiture sont la première cause de mortalité des enfants américains), l’impact sur la santé de vos enfants, louper une manoeuvre et devoir faire demi-tour sur votre route, le coût d’une voiture et le fait de devoir travailler plus pour y faire face, le coût pour la santé, car la voiture est mauvaise pour vous et votre famille, et vous devez aussi travailler plus pour y faire face aussi… entre autres.

Quand vous regardez tout ça, en pensant à tous les inconvénients des différents moyens de transport, les voitures ne sont pas forcément le top du pratique !

 

4) Faire les courses

Nous marchons pour aller à l’épicerie, c’est à un pâté de maisons. On ne peut pas emporter autant que nous pourrions avec une voiture, aussi on fait des trajets plus fréquents.

Ce n’est pas une faiblesse, c’est une force. Ça montre que nous marchons plus. En effet, l’épicerie est en haut d’une pente, aussi je monte la pente en courant. C’est beaucoup de plaisir et de grand exercice.

 

5) Faire des activités qui ne sont pas proches

C’est plus facile de prendre la voiture et d’aller dans différents endroits, que de marcher ou de faire du vélo dans la circulation, ce qui prend du temps et demande parfois de l’organisation.

(note de la traductrice, dans l’agglomération parisienne, c’est parfois l’inverse !)

Alors oui, vous êtes un petit peu plus limité. Je ne vois pas en quoi c’est mauvais, une fois que vous l’avez accepté. Ça veut dire que vous faites moins, ce qui est plus simple et moins stressant.

Ça veut dire que vous allez uniquement aux endroits lointains, s’ils sont importants.

Ça veut dire que vous explorez les différentes façons de vous amuser près de chez vous.

Les voitures nous incitent à faire plus de trajets, ce qui pollue plus, nous conduit à être plus occupé, à utiliser plus d’argent, de temps et de ressources naturelles.

Ralentir et effectuer moins de trajets est mieux pour nous, notre santé, notre environnement.

La vie est trop courte pour la passer dans la circulation.


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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:44

Un article de Miss Paris Change, voir son Blog ici 

 

Fotolia_1841522_XS-1.jpgPlus le temps passe, plus j'observe la ville, plus je m'intéresse à la qualité de vie, plus je m'interroge sur ce qui peut l'améliorer, et plus je croise... la voiture, ou l'absence de voiture...

N'étant pas technophobe, antiprogrès, ni même extrémiste anti-voiture, j'en viens quand même de plus en plus à la conclusion, par mes expériences personnelles,

que l'usage de la voiture est un grand facteur de mauvaise qualité de vie dans les villes, et même dans les campagnes, par de multiples aspects !         

Photo : Copyright Richard Villalon - Fotolia 


Sans vouloir la mort de la voiture, je pense qu'il serait intéressant de prendre conscience de toutes les implications et conséquences que son usage immodéré en ville entraîne...

 

Prises de conscience du "trop de voitures"

 

1) Invasion de l'espace public pour l'usage d'un bien privé individuel...

 

A l'époque où je vivais dans Paris, dans le 11ème arrondissement, que je pestais car il était difficile de cheminer sur les trottoirs étroits, emplis de devantures, abribus, bouches incendies, vélos et scooters garés, feux, potelets anti-stationnement, j'ai eu comme une illumination, lorsque dans ma rue, j'ai vu toute une file de voitures garées, dont la largeur équivalait à celle du trottoir.

Je voyais ces voitures garées toute la journée, ne pas bouger... Et pendant ce emps, les piétons galèrent !

Je me suis dit "Hé bé, c'est comme si moi je décidais de laisser un canapé entier dans la rue, de venir de temps en temps m'y coucher, sinon pas touche, c'est mon canapé, et pendant ce temps-là il squatte la rue !"

Après, mes pensées ont dérivé. En regardant ma rue et mon quartier, je me suis dit "Si on enlevait tout ce qui a trait à la voiture, comment serait l'espace ?"

 

Mentalement, j'ai donc enlevé :

- les voitures garées sur les places de stationnement, certes, mais aussi :

- les panneaux de signalisation (souvent plantés en plein milieu du trottoir)

- les feux

-les potelets et barrières anti-stationnement sauvages (qui réduisent quand même un peu la largeur du trottoir)

- les horodateurs

- les chaussées réservées uniquement aux voitures 

- les angles droits faits pour que les voitures tournent

- les entrées et sorties de parking

- station-service 

Quand j'ai vu tout l'espace pris, ou libéré, j'ai trouvé ça énorme !!!

Il ne me servait à rien de pester contre les commerçants, cyclistes...

80% de la place dans ma rue était réservée à la voiture...

 

Ce qui n'est pas le cas ici (Bâle, Suisse) DCP_3720.JPG

 

2) Isolement social dans son quartier

 

Qui aime bien se promener, rencontrer des gens, discuter, faire son shopping dans le bruit et la puanteur, au bord d'une route à fort trafic, sur un trottoir où on doit se serrer ?

Personne ! Alors un trop grand trafic routier conduit les gens à rester enfermés chez eux...

Certaines études ont prouvé le lien entre le nombre d'amis, de fréquentations que vous avez dans votre quartier et la densité de voitures et de routes.

 

3) Pollution et maladies


Quand j'habitais dans un quartier parisien très touché par la pollution automobile, je voyais mes cheveux et ma peau couverts d'une poisse très rapidement, il fallait tout le temps se laver et je n'ai jamais été autant malade de toutema vie. (rhinite, laryngite, rhino-phayngite carabinée)

La pollution automobile tue autant, sinon plus que les accidents... 

Leucémies, cancers, des études montrent un lien.

La valeur limite à ne pas dépasser pour cause d'impact sur la santé est de 40 micro g par m3.

Nous en sommes entre 85 et 115. Ces micro-particules pénètrent profondément dans les voies respiratoires.

Pour Paris, 40% des particules sont émises par le transport. (pour ne pas dire la pollution automobile... ou alors mystère la pollution aérienne ?)

Source http://fr.wikipedia.org/wiki/Particules_en_suspension

La France (comme d'autres pays) a d'ailleurs été épinglée par l'Europe à ce sujet car dépassements depuis 2005. (Alerte pollution vue sur le site Respire le périph)

Ce n'est pas beaucoup mieux dans les autres régions, la Roche sur Yon, même niveau de particules qu'en Ile-de-France ! http://www.leparisien.fr/nantes-44000/pollution-aux-particules-fines-dans-quatre-departements-des-pays-de-la-loire-01-02-2011-1295172.php

 

4) Accidents de la route

Tiens, ben oui avec une voiture, on peut avoir des accidents de voiture, avec la sienne ou celle de quelqu'un d'autre.

 

4) Bruit et détraquement mental et social

Subir le bruit routier, dans son logement, conduit à de la fatigue mentale. J'ai lu dans une étude que les gens qui étaient soumis au plus de bruit routier, avaient plus tendance à être agressif, étaient moins tolérants, et de plus quand ils voulaient embaucher quelqu'un, voulaient moins le payer. L'autre était moins bien accueilli.

Une autre étude : le bruit routier conduit à une baisse du QI des enfants à naître, à des retards d'apprentissage des enfants.

Alors si un quartier est très fortement soumis au trafic routier, ça veut dire quoi ? Retards scolaires, troubles sociaux, baisse des salaires >>> pauvreté et violence ? 

 

5) Impact sur le petit commerce

J'ai quelques commerces autour de chez moi éparpillés. Si je veux aller à la boulangerie, puis à la pharmacie, puis encore ailleurs, et si je devais respecter tous les feux piétons, je passe mon temps à attendre aux intersections, laisse passer les voitures, traverser, réattendre, retraverser...

Plein de fois j'ai eu la flemme de prendre du pain car je devais traverser 2 fois une route et attendre à chaque fois... dans le bruit.

 

6) Coupures et allongement du temps de trajet de proximité

A vol d'oiseau, je ne suis vraiment pas très loin d'un certain quartier parisien où je vais souvent. Et bien, à cause des routes, du périphérique, des autoroutes, qui font des coupures, je suis obligée :

- de faire des détours pour les contourner

- d'attendre aux feux

Sans ces routes "ultra rapides", à pied, j'y serai en 15 minutes, au lieu de 30 !

Les routes sont-elles vraiment ultra-rapides ? Elles vous font arriver plus vite à un endroit, pour une fois arrivés, aller plus lentement. (et je ne parle pas des bouchons, du temps pour se garer.)

 

7) Ségrégation et inégalités sociales

Travailler et vivre au même endroit en région parisienne est une sorte d'exception. Grâce ou à cause de la voiture, les gens habitent à quelques kilomètres de leur bureau et y vont... en voiture. J'imagine qu'ils habitent dans un îlot 30, une résidence, une voie privée, un lotissement, où il n'y a pas de route à fort trafic devant chez eux.

Résultat : les quartiers traversés par beaucoup de voitures ne sont pas attractifs, forcément ! Alors les gens habitent là où ya moins de voitures dans leur rue mais prennent la leur pour aller au bureau, nuisant et polluant toutes les autres rues sur leur passage ! C'est sans fin ! 

On se retrouve avec des quartiers cumulant bruit, pollution, retards scolaires, etc, d'autres moins touchés par tout ça et rassemblant des habitants d'un meilleur niveau socio-économique ! (mais qui passent quand même du temps dans leur voiture, et dans les bouchons)

Bravo les inégalités !


Alors, à titre personnel, voici l'impact que je vois quand il y a trop de voitures dans un quartier, de voies rapides, de congestion etc :

> impact sur la santé

> impact sur la facilité de déplacement dans son quartier

> impact sur le petit commerce

> impact sur les liens sociaux, la bonne humeur, les possibilités de rencontre

> impact sur l'économie de quartier

> impact sur les capacités intellectuelles

> et l'impact de tout ça sur sa vie personnelle ?

> et l'impact de tout ça sur la vie collective ?

 

Il faudrait s'interroger sur le lien entre la voiture, et les cités, les ghettos, les quartiers où ça ne va pas bien.

Les cités ne sont-elles pas entourées, remplies de parkings ? Ne sont-elles pas à proximité de grandes voies routières ? Ne sont-elles pas faites en colimaçon, où c'est très long d'y entrer et d'y sortir à pied ? Ne sont-elles pas isolées ? Ne sont-elles pas soumises au bruit et à la pollution ?

Les quartiers aisés ne sont-ils pas plus piétonniers que les autres ? Ne disposent-ils pas de plus de petits commerces ? Ne sont-ils pas traversés par d'autres personnes que les habitants du quartier qui y viennent pour acheter, travailler, sortir, voir un médecin ?

 

Quand je vois, de plus, depuis ma fenêtre, les voitures bloquées en embouteillage,

à la queue leu leu

klaxonnant, comme le beuglement de désespoir d'un troupeau de boeufs coincé sur une piste étroite en terre*,

ne pouvant ni avancer, ni reculer

faisant du 15 à l'heure à tout casser,

le coût mensuel que cela coûte pour les automobilistes

(une moyenne de 5000 euros par an tout frais compris)

Je ne peux m'empêcher de penser :

"Tout ça pour ce résultat ?"

* Le problème ce n'est pas l'étroitesse de la route, il n'y a qu'à regarder les score du périph ! Réputé la voie la plus fluide de France ! ;-)    


Et en plus, c'est un cercle vicieux ! Les quartiers centraux où il y a l'emploi et les services, sont soit trop chers niveau logement, soit trop soumis aux nuisances automobiles, ce qui conduit à s'en éloigner, par la voiture... renforçant peut-être du coup cet état de fait ! (pas le choix pour certains)

 

Et je ne parle pas :

- du manque d'activité sportive des automobilistes coincés dans leur voiture

- de la pollution pour les automobilistes dans leur voiture (ils en respirent plus que les riverains)

- du stress de la conduite

- des panneaux publicitaires qui vendent des voitures, défigurant nos rues

- du lien avec le pétrole, les pollutions dans le monde, les guerres pour celui-ci

- la disparition des terres cultivables pour faire des routes, des centres commerciaux, et des parkings...

- les enfants qui n'ont plus trop d'endroit où jouer dehors, se dépenser..

- de la perte de la beauté de la ville, de l'impact esthétique des routes et endroits trop faits pour la voiture (désenchantement, perte de la poésie)

 

Bref, ne serait-il pas temps de réduire le trop plein de voitures et de trouver d'autres solutions de mobilité, ou plutôt de rapprochement travail, vie, loisirs pour vraiment améliorer la qualité de vie de tous ?

 

Se garer ou s'éclater avec ses copains, il faut choisir ! ;-)
 

Circuler ou respirer, il faut choisir ! ;-)

 

Tourner à droite ou à gauche, ou repeindre la façade,

il faut choisir ! ;-)


Garder sa voiture, ou en acheter une nouvelle, il faut choisir ! ;-)

 

Arriver à l'heure ou renverser quelqu'un, il faut choisir ! ;-)


Etre chez soi, ou dans sa voiture, il faut choisir ! ;-)

Se bouger ou voir la ville bouger, il faut choisir ! ;-)


Circuler en voiture et se garer à toute occasion et voir un beau paysage, il faut choisir ! ;-)

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 20:43

La preuve en image, , d'après Airparif :


airparif


"Contrairement à Villon qui stagnait dans le ruisseau j’ai la chance d’habiter en plein Paris une maison qui donne sur un petit jardin. Quelle joie chaque matin d’ouvrir les volets pour entendre tousser les oiseaux."  Pierre Desproges

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 17:30

 

Politiques cyclables vous a déjà présenté quelques études qui ont démontré les bienfaits du vélo sur l’organisme humain. Une nouvelle recherche, menée par des scientifiques madrilènes, a récemment dévoilé ses conclusions étonnantes : les adolescentes qui se déplacent à pied ou à vélo pour rejoindre leur établissement scolaire réalisent de meilleurs scores aux tests verbaux et mathématiques.

 

fille-au-velo.jpgL’étude a comparé les résultats de tests cognitifs menés auprès de 1700 élèves âgés de treize à dix-huit ans dans cinq villes espagnoles. Parmi les filles, les chercheurs ont constaté de meilleures performances pour celles qui se déplaçaient à pied ou à vélo pour aller à l’école, avec des résultats supérieurs pour celles dont le trajet durait au moins quinze minutes. De précédentes études ont déjà mis en évidence le fait que la pratique d’une activité physique favorise chez les adolescents certains facteurs liés à l’apprentissage, comme la concentration ou la mémoire. Les chercheurs précisent cependant que les résultats enregistrés sont indépendants de la pratique d’une activité physique extra-scolaire. Autre fait étonnant : ces différences observées parmi les adolescentes ne le sont pas parmi les garçons. Si les chercheurs ne peuvent actuellement avancer d’explication scientifique,cela confirme toutefois les observations d’une autre étude, suédoise celle-là.

Les conclusions de l’étude espagnole sont donc claires : se déplacer activement pour rejoindre son école a une influence positive sur les performances cognitives des adolescentes. Peut-être cette étude pourra-t-elle en motiver quelques-unes à troquer la banquette arrière de la voiture familiale contre une selle de vélo…

 

Florine Cuignet                                                                                           Dessin de Gil Elvgren

 

Document issu du site internet du GRACQ – Les Cyclistes Quotidiens ASBL – www.gracq.org

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  • : Pollutions, bruit : le périphérique n'est pas qu'une voie de circulation : des milliers de personnes vivent près de lui !
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BIENVENUE

100 000 personnes habitent et vivent à proximité du périphérique parisien. 1,3 million de véhicules circulent chaque jour sur le périph'  émettant des polluants atmosphériques néfastes à la santé jusqu'à 400m aux alentours. La pollution est 3 fois supérieure à la moyenne à moins de 150m. Des solutions existent pour diminuer la pollution : file réservée pour le covoiturage, interdiction d'accès aux véhicules les plus polluants, végétalisation, limitation de vitesse...

LOGORLP

- vous informe sur la qualité de l'air, les effets de la pollution sur la santé, les moyens de la réduire... à partir de sources sérieuses.  

- mobilise les citoyens : via la pétition Respire le périph', visites de quartier, rencontres thématiques ...

- interpelle élus et responsables : courriers, lettres ouvertes... 

- est une association Loi 1901, de franciliens, vivant ou non à proximité du périphérique et concernées par cette situation. Nos statuts sont consultables .
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Chacun a le droit de vivre dans un environnement respectueux de la santé - Constitution française

La qualité de l'air en Ile-de-France en un clic !

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Pourquoi ce blog ?

- parce que le périphérique est une source importante de polluants atmosphériques néfastes à notre santé
- parce que nous sommes nombreux à vivre et à grandir près du périph : pas moins de 20 crèches, 11 écoles maternelles,  23 écoles élémentaires, 11 collèges, 13 lycées, 2 hopitaux, 27 stades et de nombreux logements, notamment HLM, sont situés entre les boulevards des maréchaux et le périph'
- parce que rien n'est définitif et que les choses peuvent changer si nous nous mobilisons !