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LE TRANSPORT ROUTIER apparaît comme le secteur prépondérant dans les émissions en Ile de France
de monoxyde de carbone (CO, 77 % du total), d’oxydes d’azote (NOx, 52 % du total) et de particules fines (PM10, 36 % du total). Il intervient également en première position (33 %) pour les émissions de composés organiques volatils COV (Benzène et hydrocarbures précurseurs d’ozone), devant le secteur industriel (31%) et devant l’utilisation tertiaire et domestique de solvants (19%).
Pour les polluants émis par ces activités (oxydes d’azote, particules…), le coeur dense de l’agglomération parisienne, les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint- Denis et Val-de-Marne) et surtout Paris, sont les zones les plus exposées en Île-de-France, ainsi que les grands axes de circulation.

 

* trois millions de Franciliens sont exposés à un air qui n’est pas jugé satisfaisant, d'après le bilan 2009 d'Airparif, ( http://www.airparif.asso.fr/ )

* il existe un lien à court terme significatif entre les niveaux de pollution et le nombre de décès ou d’hospitalisations,  et, il a été mis en évidence que le fait de ramener la moyenne annuelle des niveaux de particules PM2, 5 à 10 μg/m3 dans l’air telle que recommandé par l’OMS amènerait, un gain d’un millier de décès par an à Paris et proche couronne, ( Programme Erpurs : http://www.airparif.asso.fr/page.php?article=santeidf&rubrique=effets)


DIOXYDE D’AZOTE (NO2)

Il se trouve dans l’air ambiant de l’agglomération et à proximité du trafic (avec des niveaux deux fois supérieurs aux objectifs de qualité réglementaires).
Gaz irritant qui altère la fonction pulmonaire et accroît la réactivité bronchique, les symptômes et les infections
respiratoires.

Enfants : augmentation de la sensibilité des bronches aux infections microbiennes.
Asthmatiques : augmente la fréquence et la gravité des crises d’asthme.

PARTICULES EN SUSPENSION (PM10)
Le principal secteur d’émission est le transport routier (36 % des PM10) dont les véhicules diesel particuliers (13 %),
les poids lourds (21%), les véhicules utilitaires légers (26 %), l’usure des routes, des pneus, des plaquettes de freins (16 %).  Les particules posent essentiellement problème à proximité du trafic.
Les particules les plus grosses (de diamètre supérieur à 10 microns) sont arrêtées par les voies aériennes supérieures de l’homme où elles peuvent provoquer des irritations. Elles sont mises en cause dans les atteintes de la peau et dans l’augmentation des réactions de stress. Elles peuvent irriter les yeux. Les particules fines pénètrent jusqu’au poumon profond où elles diminuent les performances ventilatoires et accroissent les symptômes respiratoires (toux). Elles augmentent la sensibilité aux allergènes.
Les études épidémiologiques montrent un effet à long terme de l’exposition chronique aux particules sur la mortalité par maladies de l’appareil respiratoire et cardiovasculaires notamment.
Leur composition joue un rôle déterminant : elles peuvent véhiculer à leur surface des polluants potentiellement toxiques ou cancérigènes.
Enfants : irritation bronchique.
Asthmatiques : crises d’asthme.

COMPOSÉS ORGANIQUES VOLATILS* (COV)
Les particules et le benzène posent essentiellement problème à proximité du trafic.
Ils déclenchent une gêne olfactive, une irritation, une diminution de la capacité respiratoire, mais aussi des effets cancérigènes. Le benzène est reconnu cancérigène pour l’homme. Il provoque des atteintes du système sanguin et altère la réponse immunitaire.

MONOXYDE DE CARBONE (CO)
Ce gaz, lorsqu’il se fixe sur l’hémoglobine, diminue la capacité de transport de l’oxygène par le sang et donc l’oxygénation du cerveau, du coeur et des muscles. De ce fait, il induit une altération de la résistance à l’effort, entraîne des troubles respiratoires, maux de tête, vertiges, nausées, troubles cardiaques, une diminution de la vigilance.


ET l'ozone ???
POUR L’OZONE (O3), compte tenu de son processus de formation (en présence de lumière et d'oxygène), ce sont les zones rurales qui sont le plus exposées mais la région dans son ensemble dépasse tous les ans les objectifs réglementaires de protection de la santé. Les niveaux moyens d’ozone, en augmentation constante, ont été multipliés par deux en quinze ans. Cette observation se vérifie à l’échelle de l’hémisphère Nord.
Par contre, les niveaux maximums sont eux plutôt en baisse et aucune teneur record n’a été enregistrée depuis 1998.

L'ozone est un gaz agressif pour les muqueuses oculaires et respiratoires. Pénétrant aisément jusqu'aux voies respiratoires les plus fines, il peut ainsi entraîner des irritations du nez, des yeux et de la gorge, des altérations de la fonction pulmonaire, des essoufflements et des toux. Il exacerbe les crises d'asthme.

Ses effets sur la santé dépendent du niveau et de la fréquence des expositions mais, chez les personnes sensibles (enfants, asthmatiques, insuffisants respiratoires, allergiques), les symptômes (picotements et irritation des yeux, coryza, gêne respiratoire) apparaissent plus nettement à partir de 180 µg d'ozone par m3 d'air. Il ne semble pas possible de déterminer un seuil en dessous duquel ce polluant serait totalement inoffensif. De plus, les effets d'une exposition chronique sur le long terme restent encore mal connus.

Contrairement à certains polluants comme le benzène, l'ozone peut naviguer et n'est pas forcément originaire de la région où il est mesuré. Ainsi l'Ile-de-France reçoit parfois des poches d'air pollué du Nord de la France et de l'Europe.

 


Source :
La DRIRE : Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement http://www.drire.gouv.fr/ile-de-france/extranet_ppa/12pages_Gd_public_BD.pdf

et Airparif

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