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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 16:45

 

 

De fortes concentrations de polluants sont encore relevées en 2010 à proximité du trafic. Le gouvernement a présenté la liste des véhicules qui pourraient être concernés par les futures ZAPA. D'ores et déjà, les critiques fusent.

 

Ci dessous deux extraits de cet article, éclairant le dispositif et ses conséquences. J'ajouterai qu'à mon avis ces zones sont intéressantes et utiles : les expériences de même type menées en Europe auraient permis une diminution des émissions de PM10 de 19 % à Londres, 25 % à Berlin et 40 % à Stockholm (d'après le gouvernement, ce qui voudrais dire que ce dernier compte les péages comme un option possible des "ZAPA").

 

LOGORLPIl est certe bien difficile de trancher entre les intérêts des riverains des routes et leurs usagers mais il me semble qu'il est bien peu courageux pour un ministre de l'environnement de dire aux villes qu'elles agiront si elle sle souhaite et comme elles le souhaitent : comment obtenir des résultats dans ces conditions ? Ne sommes  nous pas tous égaux devant la loi et les règlement. Cette façon de refiler la patate chaude en proposant des solutions "non obligatoires" est choquante. Et ne résoudra rien dans les villes qui ne seront pas effectées dans leurs dépenses par les dépenses de SECU et les amendes européennes pour non respects des normes ... contrairement à l'Etat et donc à nous tous.

 

Quand à l'aspects anti-social de telles mesures, je vous renvoie à cet article à propos des péages sur la position de la FNAUT, fédération nationale des usagers des transports en commun.

 

article de Sophie Fabrégat pour Actu Environnement

du 7 avril 2011, original ici.

 

Extraits :

ZAPA : interdire l'accès de certains véhicules dans les zones particulièrement touchées

D'ici 2012, la France devrait expérimenter dans certaines collectivités locales des zones d'actions prioritaires pour l'air (ZAPA). L'objectif : restreindre ou interdire l'accès de certaines zones aux véhicules les plus polluants.

(...)

Huit collectivités perçoivent actuellement des subventions de l'Etat pour la mise en place de leurs projets de zones basse émission. D'autres communes devraient rejoindre l'expérimentation ZAPA d'ici 2012.

En attendant, le ministère de l'Ecologie a soumis à consultation publique le projet d'arrêté établissant la nomenclature des véhicules dans les expérimentations de ZAPA. Plusieurs groupes de véhicules sont définis, en fonction de leur date de première immatriculation, en lien avec leur niveau d'émissions polluantes (norme Euro). Les deux, trois roues et quadricycles à moteurs, les voitures particulières, les utilitaires légers et les poids lourds sont concernés. Libre aux collectivités de choisir, parmi ces groupes, ceux qui seront interdits, en fonction de leurs problématiques locales. Le texte présente 10 scénarios d'interdiction de véhicules, dont certains intègrent une distinction selon le type de motorisation des véhicules (essence ou diesel), une distinction qui n'est pas établie dans la nomenclature.

Le projet d'arrêté prévoit néanmoins des dérogations nationales pour certains véhicules, comme ceux des forces de police, de gendarmerie, des forces armées, des services de la sécurité civile, des pompiers, des véhicules des SAMU et SMUR, des ambulances, des véhicules des personnes à mobilité réduite, et des véhicules électriques.

 

Un dispositif jugé ''injuste socialement''

D'ores et déjà, des voix s'élèvent pour dénoncer cette classification. À l'instar de Franck Marlin, député-maire d'Etampes (UMP), dans l'Essone, qui estime qu' ''on demande encore une fois (aux Français) de mettre la main au porte-monnaie pour acheter des véhicules plus récents. Et, comme toujours, ce sont les plus modestes qui vont payer la note".

Denis Baupin, adjoint chargé du développement durable à la mairie de Paris partage le même avis. La non-prise en compte des émissions de CO2 dans cette classification conduit à ce que''seuls les véhicules diesel les plus anciens et les moins coûteux, pourraient être concernés par la ZAPA, tandis qu'échapperaient à toute restriction les véhicules les plus puissants, les plus consommateurs d'énergie fossile et les moins adaptés à la ville. Ainsi, ne seraient essentiellement touchées que les catégories sociales les plus vulnérables''.

Franck Marlin précise que "réduire la circulation au coeur d'une ville ne se limite pas aux seuls habitants de cette ville. Cela concerne toutes les personnes qui résident parfois à plusieurs dizaines de kilomètres et qui n'ont toujours pas les moyens de transports en commun adaptés et suffisants pour se rendre sur leur lieu de travail ".

L'association des maires de grandes villes de France, favorable à l'expérimentation ZAPA, rappelle que ''la mise en place des périmètres doit être (…) accompagnée d'un développement de transports alternatifs au service des populations concernées''.

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commentaires

Miss "Paris change" 21/04/2011 11:56



Introduire une zone d'interdiction à certains modèles de voiture (les plus anciens et moins chers...), sans mettre les transports en commun qui vont avec ou les logements moins chers qui
permettront à certains de se loger plus près de leur travail sans utiliser leur voiture, peut être vu en effet comme un facteur d'exclusion sociale !


 


Les comparaisons internationales c'est bien, mais il faut voir aussi l'éventail des possibilités qu'il y a à l'étranger, bref, regarder aussi les modes de vies et le modèle en entier, pas une
mesure isolée, pour juger du succès, à mon humble avis.


 


Berlin : le grand Berlin existe et les transports en commun sont logiques et à l'échelle de la métropole urbaine, pas 6 zones comme chez nous... Le réseau est bien maillé et de "banlieue à
banlieue "si je puis dire...


 


 



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