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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 15:51

En 2006, la direction régionale de l'équipement d'Ile-de-France (Dreif), a publié une contribution sur les déplacements en Ile- de-France, dans laquelle elle prend parti pour l'instauration d'un péage pour l'accès à la capitale. Pour Francis Rol Tanguy, directeur de la Dreif, cette question "ne doit plus rester taboue". Objectif pour la Dreif : réduire la circulation automobile et collecter des ressources pour accélérer le déploiement des transports collectifs. Le rapport complet est consultable ici.

 

Deux scénarios possibles : l'instauration, comme à Londres, d'un péage pour l'accès à l'hyper-centre ou bien d'un accès payant aux autoroutes franciliennes, dans la zone de la deuxième couronne délimitée par la A86. Le dispositif ne s'appliquerait, alors, qu'aux voies rapides. " Ce système est techniquement simple à mettre en place grâce au réseau de fibre optique déjà existant", assure M. Rol Tanguy. Ce péage, qui pourrait être étendu à tous les véhicules ou réservé aux poids lourds, générerait, selon la Dreif, une recette annuelle de 300 millions d'euros.

 

peageurbain

 

Le document de la Dreif contient déjà le début du travail. Dans un langage décomplexé, les fonctionnaires qui l'ont rédigé s'en prennent à chaque facette du «tabou». Ils évoquent ainsi «l'acceptation sociale». On peut l'obtenir, écrivent-ils, par «l'amélioration sensible et visible du service rendu aux usagers» (informations en temps réel, haute qualité des routes, meilleure sécurité dans les tunnels, secours plus rapides). Les auteurs de la contribution évoquent aussi «l'efficacité» du péage, en clair ce qu'il rapporte. Dans l'exemple anglais, les résidents bénéficient «d'un rabais de 90 %». Plus on agrandit la zone, «plus la part des "résidents" qui circulent sans entrer ni sortir du périmètre est importante et donc plus l'efficacité décroît». Et les recettes avec. Pas de gants non plus pour décrire les technologies à mettre en oeuvre. Les Britanniques utilisent la reconnaissance des plaques d'immatriculation par caméra, les Allemands la géolocalisation pour faire payer les poids lourds sur leurs autoroutes gratuites. Les voies rapides franciliennes, «entièrement câblées avec fibre optique», sont prédécoupées pour des solutions technologiquement osées. Mais on peut se contenter de «la technique toute simple de l'affichage d'une vignette assortie de contrôles de police». Voilà pour le bâton.

Recettes générées. Côté carotte, le document décrit toutes sortes de formules. Le paiement pourrait «inclure l'utilisation gratuite des transports en commun», ou encore le prix du stationnement «éventuellement avec garantie de trouver une place». Le mariage du péage et de la carte orange pourrait aboutir à «une carte multimodale» donnant à la fois accès aux voies rapides et aux transports en commun. Autre version : taxer les déplacements sur voies rapides seulement le jour. Avec cet arsenal, les services de l'Etat plaident que les recettes générées pourraient financer les transports collectifs ou les modes alternatifs à la route, en particulier pour les marchandises. Le texte fournit la simulation suivante : si l'on fait payer uniquement l'accès au réseau des voies rapides comprises dans le périmètre de l'anneau de l'A86, on peut facturer à la distance parcourue. En ne taxant que les poids lourds, on dégage 300 millions d'euros par an. Avec les voitures, le double. En Ile-de-France, l'Etat et la région investissent environ 200 millions par an, rien que pour le routier.

 

"Nous sommes favorables à l'application rapide du péage urbain dans Paris", a alors déclare Jean Sivardière, président de la Fédération nationale des usagers des transports (Fnaut), qui estime que "l'automobiliste doit payer ce qu'il coûte à la collectivité".

 

"Après le stationnement payant, le péage urbain n'est que la deuxième étape dans la gestion de la circulation en milieu urbain", rappelle Yves Crozet, qui dirige le master transport et logistique industrielle et commerciale de Lyon-II. "Ce n'est pas tant le problème de la pollution qui va nous obliger à instaurer des péages dans les villes, assure-t-il, mais l'obligation, sous peine d'asphyxie urbaine, de canaliser les déplacements." Avec le péage urbain, poursuit M. Crozet, l'infrastructure routière, l'un des derniers bastions du secteur non marchand, appliquerait, comme l'eau ou l'électricité, le principe de l'utilisateur payeur.

 

 

A partir des textes de

Dominique Buffier

Extraits d'articles parus dans l'édition du 17.01.07.du Monde

et

VINCENDON Sibylle

Extrait de Libération - 20/11/2006

 


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