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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 20:29
LIBERATION 12 novembre 2012 à 15:50, Par SYLVAIN MOUILLARD, original ici.

 

Décryptage Le Conseil de Paris a débattu d'un plan censé lutter contre la pollution atmosphérique. Parmi les propositions : une baisse la vitesse sur le périphérique et une interdiction des véhicules les plus anciens.

La voiture se retrouve de nouveau au cœur des discussions au Conseil de Paris. Ce lundi matin, Bertrand Delanoë a présenté une série de mesures censées lutter contre la pollution. «Une grande cause nationale», affirme le maire de la capitale. Chaque année, on compte 42 000 décès précoces dus à la pollution atmosphérique. Le phénomène est particulièrement prégnant à Paris, à en croire Julien Bargeton, adjoint PS chargé des déplacements et des transports : «La pollution atmosphérique, c’est six mois de vie en moins pour les Parisiens.» L'équipe Delanoë espère donc continuer à «réduire l’influence» de la voiture, «principale source de pollution». Détail des propositions.

Ralentir le trafic

C’est une des mesures les plus emblématiques. L'équipe municipale souhaite réduire la vitesse de circulation sur le périphérique de 80 km/h à 70 km/h. L’entrée en vigueur est prévue début 2013. Il faudra pour cela l’approbation de l’Etat, dernier décideur en la matière. Selon la mairie de Paris, la mesure permettra d’améliorer la qualité de vie des Franciliens, à la fois en termes de nuisances sonores que de pollution atmosphérique. Réaliste ? Pas vraiment, selon Joëlle Colosio, responsable qualité de l’air à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) : «Les résultats démontrent qu’une réduction de la vitesse, de 80 km/h à 70 km/h, a un impact très très faible sur les émissions de CO2 et de particules», expliquait-elle à Libération il y a quelques semaines. Même effet limité sur la pollution auditive : la baisse ne serait que de 1,5 décibel maximum, un changement quasi imperceptible pour l’oreille humaine.

Toujours sur le volet «vitesse», l’adjoint chargé de l’environnement, René Dutrey (EELV), souhaite multiplier les «zones 30» dans Paris intra-muros. En 2013, le quartier de la Goutte-d’or (XVIIIe) et l’avenue de Clichy verront la vitesse maximale autorisée limitée à 30 km/h. D’autres zones pourraient suivre, notamment «dans les rues jouxtant les écoles et les équipements sportifs et culturels».

Diminuer la circulation, notamment des véhicules polluants

Haro sur les vieilles voitures, les plus polluantes. C’est l’idée de l'équipe municipale, qui propose carrément d’interdire leur entrée dans Paris et en petite couronne. Les critères d'âge seraient les suivants : 17 ans pour les véhicules particuliers et les utilitaires, 18 ans pour les poids-lourds et les bus, 10 ans pour les deux-roues motorisés. La limite géographique sera fixée à l’autoroute A86 incluse, ce qui comprend notamment toutes les collectivités de Plaine Commune. Les types de véhicules interdits et les modalités de contrôle pourraient être définis mi-2013. «Suivrait une année de pédagogie et de prévention, pour que les personnes concernées puissent s’organiser», développe la mairie, qui espère une mise en œuvre en septembre 2014.

D’ici là, il faudra faire face à de nombreuses critiques. D'abord sur l’efficacité écologique d’un tel plan. Les véhicules particuliers de plus de 17 ans, par exemple, ne concernent que 6,8% du parc francilien. Insuffisant, selon certains, pour que leur interdiction ait un impact significatif. D’autres regrettent que les véhicules diesel (60% du parc automobile français), particulièrement polluants, ne soient pas concernés par le projet de Bertrand Delanoë. Récemment, le maire adjoint PS en charge de la santé, Jean-Marie Le Guen, jugeait «incontournable» l’interdiction des véhicules diesel dans les grandes villes. Un principe repris par le Conseil de Paris, qui demande au gouvernement de supprimer les niches fiscales en faveur des véhicules diesel.

Autre angle d’attaque, l’injustice sociale que représenterait le projet anti-vieilles voitures. «C’est un plan antisocial, antibanlieue, antiautomobiliste», a dénoncé le président de la fédération UMP au Conseil de Paris, Philippe Goujon. En réponse, la mairie de Paris promet «des mesures d’accompagnement social pour les ménages et les professionnels les plus modestes», principaux propriétaires des voitures les plus anciennes. Bertrand Delanoë propose par exemple de relancer la prime à la casse. Le principe : une subvention serait versée en échange de la destruction d’une voiture de plus de 17 ans ou d’un deux-roues de plus de 10 ans. Le groupe PCF-PG va plus loin, suggérant «d’imaginer des mesures préventives et coercitives visant les 4x4 et SUV (véhicules utilitaires sport)», car «il ne faut pas laisser croire qu’il suffit d’en avoir les moyens pour polluer tranquille». Dans le quotidien le Parisien de ce lundi, la municipalité livrait d’autres pistes, comme une gratuité pendant trois mois de l’abonnement à Autolib' ou un chèque pour les transports en commun. Enfin, le plan Delanoë prévoit d’accélérer le renouvellement des bus de la RATP, en favorisant les véhicules plus propres, et le développement du transport de marchandises par les voies fluviales et le tram-fret.

Un péage sur les autoroutes franciliennes ?

La mairie défend également un péage sur les autoroutes franciliennes, aujourd’hui quasi totalement gratuites. Autre axe de travail : «Supprimer progressivement et de manière concertée la circulation de transit de poids lourds dans Paris et sur le boulevard périphérique.» L'équipe municipale compte notamment sur la mise en œuvre d’une éco-taxe poids lourds sur le périph.

A lire aussi : Les propositions détaillées de la mairie de Paris

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