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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 20:44

Le Monde.fr avec AFP, le 30 janvier 2013 |

Ne plus subventionner la surveillance de la qualité de l'air : la décision du conseil général des Hauts-de-Seine suscite une polémique croissante, au moment où l'agglomération parisienne cherche par tous les moyens à combattre la pollution atmosphérique.

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Une pollution préoccupante : la France est poursuivie par la Commission européenne pour ses dépassements répétés des niveaux autorisés de particules fines cancérigènes. D'autres polluants comme le dioxyde d'azote ou le bunzène empoisonnent également l'air de Paris.

 

Chargé de mesurer ces niveaux de pollution et d'en informer la population, l'organisme Airparif est notamment financé par les différents départements d'Ile-de-France, en plus des fonds qu'elle reçoit de l'Etat et de la Région. Vendredi 25 janvier, lors du vote du budget de l'organisme, le président du conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian (UMP), a annoncé sa décision de supprimer sa subvention de 80 000 euros – le budget annuel de l'association se monte à 6 millions d'euros.

 

"Quarante mille décès par an en France sont liés à la pollution de l'air : il est insupportable que des élus affichent un tel mépris pour le sujet en refusant de financer ce qui est un service public", a déploré Mounir Satouri, président du groupe Europe-Ecologie-Les Verts (EELV) au Conseil régional d'Ile-de-France. "Alors que des pics de pollution aux particules s'annoncent dans les prochains jours, alors que le débat sur la transition énergétique débute, il est plus que jamais urgent de donner les moyens à Airparif d'accomplir sa mission", estime EELV dans un communiqué.

 

"IRRESPONSABILITÉ ENVIRONNEMENTALE"

De son côté, le conseiller de Paris (MoDem) Jean-François Martins a dénoncé la "décision scandaleuse de Patrick Devedjian à l'heure où pour lutter efficacement contre la pollution, nous avons besoin plus que jamais du travail d'Airparif". "Patrick Devedjian démontre ici son irresponsabilité environnementale autant que son cynisme alors que la santé des Franciliens est en jeu et que les maladies pulmonaires sont en progression constante dans la métropole", a insisté M. Martins.

 

"Il n'y a jamais eu de conflit particulier, c'est une première depuis trente ans", a déploré le président de l'association Airparif, Jean-Félix Bernard, selon qui cette décision a été prise "sans raison".

 

Le président du conseil général des Hauts-de-Seine lie, en fait, ce retrait, à la hausse de la contribution de son département au budget de la Région, dans le cadre des dispositifs de péréquation, qui permettent d'équilibrer les ressources des collectivités. "Airparif est passé de 5 à 52 salariés pour le même travail en quelques années, et on nous demandait 80 000 euros de subvention contre 40 000 euros aux autres départements", a justifié M. Devedjian, vendredi 25 janvier.

 

 "CASSER LE THERMOMÈTRE"

Un argument vivement contesté par Airparif : "Nous avons 54 salariés, un nombre stable depuis des années même si, lors de la création de l'association en 1979, il n'y avait qu'une poignée d'employés", s'agace M. Bernard. Quant à la subvention payée par les Hauts-de-Seine, le président de l'association précise qu'elle est bien inférieure à celle versée par le département de Paris (400 000 euros) et qu'elle "pourrait mériter d'être revue à la hausse compte tenu de la contribution du département à la pollution" de l'agglomération.

Airparif a déjà eu maille à partir avec un élu des Hauts-de-Seine, le député-maire (UDI) d'Issy-les-Moulineaux André Santini, qui a engagé une procédure judiciaire pour obtenir le retrait du capteur d'Airparif situé dans sa commune. "Ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on améliore la qualité de l'air", a rétorqué M. Bernard.

Le Conseil général des Hauts-de-Seine a également annoncé l'arrêt de sa subvention à l'organisme Bruitparif, chargé de mesurer la pollution sonore en Ile-de-France, auquel il versait 23 000 euros par an.

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