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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 20:29

Sur le site de l'institut de veille sanitaire, cliquez ici.

 

Généralités


Chaque jour, un adulte inhale 10 000 à 20 000 litres d’air en fonction de sa morphologie, ses activités…

Outre les gaz dioxygène (O2) et diazote (N2), qui représentent en moyenne 99% de sa composition, cet air peut également contenir des polluants d’origine naturelle ou produits par les activités humaines (anthropiques).

Pour ce qui concerne les polluants d’origine anthropique, plusieurs sources contribuent à cette pollution : la production d’énergie, l'industrie, l'agriculture, les transports routiers…

 
Principaux polluants :
NO2 dioxyde d’azote
O3 ozone
CO monoxyde de carbone
SO2 dioxyde de soufre
PM10 particules de diamètre inférieur à 10µm
PM2.5 particules de diamètre inférieur à 2,5 µm
HAP hydrocarbures aromatiques polycycliques
COV composés organiques volatils

Une relation complexe

L’impact de la pollution atmosphérique sur la santé humaine est difficile à appréhender du fait que :

la pollution de l’air est complexe, c’est-à-dire formée d’un grand nombre de polluants, qui peuvent en outre réagir entre eux pour former des polluants secondaires ;
l’exposition à la pollution de l’air est hétérogène dans le temps et dans l’espace : elle dépend notamment des lieux fréquentés par l’individu et des activités qu’il y accomplit ;
les risques individuels sont faibles mais à l’échelle de la population toute entière, les impacts ne sont pas négligeables, car toute la population est exposée ;
l’état de santé et les antécédents pathologiques, qui vont modifier la sensibilité vis-à-vis de la pollution atmosphérique, sont différents pour chaque individu ;
les maladies susceptibles d’être liées à la pollution atmosphérique sont multifactorielles, c'est-à-dire que la pollution atmosphérique n’est que l’un des facteurs parmi d’autres qui contribuent à leur apparition.
 

Les différents effets

Les effets de la pollution atmosphérique sur la santé peuvent se répartir schématiquement en deux groupes :

les effets d’une exposition à court terme : il s’agit de « manifestations » cliniques, fonctionnelles ou biologiques aigües survenant dans des délais brefs (quelques jours, semaines) après l’exposition à la pollution atmosphérique ;
les effets d’une exposition à long terme : il s’agit de la responsabilité de l’exposition à la pollution atmosphérique dans le développement de processus pathogènes au long cours qui peuvent conduire au final à un événement morbide ou même au décès.

La pollution atmosphérique peut être à l’origine de la survenue de symptômes respiratoires (toux, hypersécrétion nasale, expectoration chronique, essoufflement). La pollution atmosphérique, notamment l’ozone, est aussi un facteur majorant le nombre de crises d’asthme et d’allergies et leurs conséquences.
Les effets de la pollution atmosphérique ne se limitent pas aux pathologies respiratoires. Celle-ci peut également participer à la genèse de pathologies cardio-vasculaires (infarctus du myocarde, angine de poitrine ou troubles du rythme cardiaque) et d’irritations nasales, des yeux et de la gorge.

 

Des populations sensibles
Il existe une grande variabilité individuelle dans la susceptibilité aux polluants atmosphériques. Certaines populations sont plus sensibles que d'autres en termes d'effets sur la santé :
  les enfants dont les poumons ne sont pas complètement formés (la fin de la croissance de l’appareil pulmonaire se produit vers 10-12 ans selon les enfants) ;
  les personnes âgées, qui sont plus sensibles en raison du vieillissement des tissus respiratoires et de pathologies plus fréquemment associées, ainsi que d’une diminution des défenses respiratoires ;
  les personnes souffrant de pathologies chroniques (par exemple maladies respiratoires chroniques allergiques et asthmatiques ou maladies cardio-vasculaires), les diabétiques ;
  les fumeurs, dont l'appareil respiratoire est déjà irrité par le tabac.
 
Des populations plus exposées
En raison de l’augmentation de la ventilation lors de l’activité physique, les personnes pratiquant une activité sportive seront soumises à une exposition plus importante.

 


Les effets à court terme

La quantification des effets à court terme a été réalisée par de nombreuses études internationales depuis le début des années 90.
Elles ont montré une augmentation de la mortalité, des hospitalisations ou des passages aux urgences pour causes respiratoires et cardio-vasculaires en liens avec une augmentation de la pollution atmosphérique.
Les effets à court terme de la pollution atmosphérique sont généralement plus marqués chez les sujets âgés, ainsi que chez les enfants.

Pour en savoir plus  :
Pollution atmosphérique et personnes âgées : estimations des risques. Extrapol n°25/Juin 2005.
Pollution atmosphérique et personnes âgées : spécificités. Extrapol n°26/Octobre 2005.
Effets cardio-vasculaires de la pollution atmosphérique. Extrapol n°32/Septembre 2007.
 


Les effets à long terme

À ce jour, les études épidémiologiques concernant les effets de l’exposition à long terme à la pollution atmosphérique sont moins nombreuses que celles concernant les effets à court terme. En effet l’étude des effets sanitaires de l’exposition chronique à la pollution atmosphérique nécessite des moyens importants : l’évaluation des expositions sur des durées longues est complexe, et le suivi, dans le temps, des sujets participant aux études de cohorte est lourd à mettre en œuvre. De plus, les événements sanitaires étudiés doivent être définis avec précision, dans la mesure où effets à long et à court termes peuvent être étroitement imbriqués.

Les effets à long terme ne sont quantifiés que depuis la fin des années 90, grâce à des études américaines, essentiellement.

Les études qui ont été menées tendent à montrer des augmentations du risque de développer un cancer du poumon ou une maladie cardio-pulmonaire (infarctus du myocarde, broncho-pneumopathie chronique obstructive, asthme…) à la suite d’une exposition à long terme à la pollution atmosphérique. Ces effets sont a priori plus importants que ceux à court terme.
L'impact en termes de santé publique est nettement identifiable : morts prématurées, qualité et espérance de vie nettement réduites.

Pour en savoir plus  :
Effets à long terme de la pollution atmosphérique : études européennes. Extrapol n° 29/septembre 2006.
Effets à long terme de la pollution atmosphérique : études nord-américaines. Extrapol n°30/décembre 2006.

 

Chez les enfants
Les enfants sont particulièrement sensibles à la pollution atmosphérique, et leur exposition à des doses élevées d'ozone, par exemple, influence le développement des poumons et notamment réduit irrémédiablement leur capacité. Des études récentes montrent aussi un effet de la pollution atmosphérique sur la santé respiratoire et la mortalité du nouveau-né.

Sur la reproduction 
Les résultats des études disponibles à ce jour suggèrent que la pollution atmosphérique pourrait agir sur les différentes étapes de la reproduction humaine (de la formation des gamètes à la naissance). Des liens sont ainsi observés avec la fertilité, la croissance du fœtus, les naissances avant terme mais également certaines malformations congénitales. Les mécanismes biologiques qui sous-tendraient de tels effets ne sont pas pour autant établis clairement à ce jour. Le fait qu’un type de pollution de l’air bien particulier (le tabagisme passi) influence le poids de naissance, fournit une validation du principe d’un effet des polluants de l’air sur le développement du fœtus. Des études complémentaires doivent être menées afin de préciser l’exacte ampleur et les mécanismes de ces effets.

Pour en savoir plus  :
Pollution atmosphérique et reproduction. Extrapol n °28/Juin 2006.

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