Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 17:21

 

11/12/2009 Par TONINO SERAFINI, article original ici

 

Transports . Bertrand Delanoë a lancé hier l’appel d’offres pour la réalisation du futur parc de voitures électriques en libre-service.

 

Une nouvelle révolution urbaine ? Avec Vélo’V à Lyon et Vélib’ à Paris, déclinés dans la plupart des grandes villes européennes, les citadins en ont déjà vécu une. Ce partage de vélos sur des courtes distances a transformé leur quotidien. Nouvelle étape à présent, et pas la plus facile. Avec Autolib’, Paris veut bousculer encore les mentalités, en incitant à partager la voiture. Hier, Bertrand Delanoë a présenté un appel d’offres portant sur la mise place d’un système de 3 000 voitures électriques en libre service, disponibles dans 1 000 stations (dont 300 en banlieue) équipées de bornes. Les opérateurs qui répondront à l’appel d’offres devront équilibrer leur affaire pour arriver à un coût d’abonnement de 15 euros par mois, et 4 à 6 euros la demi-heure d’utilisation.

Ce cahier des charges a été élaboré par le syndicat mixte Autolib’, structure qui regroupe Paris et 27 communes de proche banlieue. Autolib’ réplique le système Vélib’ mais sans commettre l’erreur de l’arrêter aux frontières de la capitale. Selon Annick Lepetit, adjointe au maire de Paris chargée des transports, le système ne rentrera pas en service avant septembre 2011, temps nécessaire à l’appel d’offres, à la création des stations et à la mise en place des bornes de rechargement de ces véhicules électriques.

Delanoë estime qu’Autolib’ est «une première mondiale». Il n’a pas complètement tort.«Les yeux des spécialistes du monde entier sont tournés sur Autolib’ pour voir ce qui va se passer», explique Bruno Marzloff, sociologue et directeur du groupe Chronos, un cabinet de conseil en innovation. Paris sera une sorte de laboratoire, tant tout est à inventer : l’ajustement entre offre et demande de véhicules, l’équilibre économique du système, la gestion d’un parc automobile entièrement électrique. Tout en gérant des facteurs moins prévisibles, comme l’adhésion des gens à un système où l’on pose son derrière dans une voiture qu’un autre vient de quitter. Delanoë a qualifié, hier, Autolib’ d’«aventure difficile» et pleine «d’inconnues».


viewmultimediadocumentModeste. Il s’agit ni plus ni moins de désacraliser l’automobile, cet objet qui relève de l’intime et sert bien souvent à afficher son statut social. Mais, y compris pour la voiture, la tendance est «au basculement du statutaire à l’utilitaire», pointe Bruno Marzloff. Avec Autolib’ comme avec Vélib’, l’usager pourra prendre un véhicule dans une station et le restituer dans une autre. Le système sera opérationnel 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Autolib’ est appelé à jouer la complémentarité avec les transports collectifs. Désormais, les usagers pourront faire leur marché dans une offre variée, à laquelle se greffe cette proposition d’un nouveau genre. «Vélo’V et Vélib’ ont créé le transport public individuel, analyse Marzloff. Autolib’ s’inscrit dans cette catégorie.» L’expérience esquisse, à son niveau et à son échelle de départ encore modeste, la ville de l’après-sommet de Copenhague.

 

«Immatériel». Car l’objectif central est de réduire le nombre de voitures en ville. Sur ce point, Autolib’ risque de n’être qu’une partie de la réponse. Jean-Pierre Orfeuil, professeur à l’université Paris-XII, rappelait lors d’un colloque en janvier que, «tant que l’on pourrait se payer 10 m2 de stationnement à 2,50 euros la semaine», il avait «des doutes» sur le fait que les Parisiens lâchent leur véhicule. A Paris, note une étude de l’Apur (Atelier parisien d’urbanisme), «une voiture passe 95% de son temps en stationnement». 60% des habitants n’utilisent pas leur automobile au quotidien, et 16% s’en servent moins d’une fois par mois ! A 5 000 euros le coût annuel, c’est cher. D’ailleurs, l’Apur estime que «26% des Parisiens pensent se séparer de leur voiture en raison de son coût, des problèmes de stationnement et de son faible usage».S’ils passaient à l’acte, Paris serait débarrassé de 150 000 voitures.

Mais il s’agit là de sondages et de calculs théoriques. La modification des comportements sera certainement très lente. Il n’empêche, pour Jean-Pierre Orfeuil, «nous sommes entrés dans l’âge du service, de l’immatériel».«On peut partager beaucoup de choses sans les posséder», soulignait-il encore lors du séminaire consacré à Autolib’. En rappelant que la voiture parisienne sert «essentiellement à sortir de la ville et à aller assez loin». A partir en vacances et en week-end en somme. Autolib’ se substituera-t-il à un usage aussi atypique ?

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Contactez Nous En Cliquant Ici

  • : Le blog des franciliens qui respirent le périph'
  • Le blog des franciliens qui respirent le périph'
  • : Pollutions, bruit : le périphérique n'est pas qu'une voie de circulation : des milliers de personnes vivent près de lui !
  • Contact

BIENVENUE

100 000 personnes habitent et vivent à proximité du périphérique parisien. 1,3 million de véhicules circulent chaque jour sur le périph'  émettant des polluants atmosphériques néfastes à la santé jusqu'à 400m aux alentours. La pollution est 3 fois supérieure à la moyenne à moins de 150m. Des solutions existent pour diminuer la pollution : file réservée pour le covoiturage, interdiction d'accès aux véhicules les plus polluants, végétalisation, limitation de vitesse...

LOGORLP

- vous informe sur la qualité de l'air, les effets de la pollution sur la santé, les moyens de la réduire... à partir de sources sérieuses.  

- mobilise les citoyens : via la pétition Respire le périph', visites de quartier, rencontres thématiques ...

- interpelle élus et responsables : courriers, lettres ouvertes... 

- est une association Loi 1901, de franciliens, vivant ou non à proximité du périphérique et concernées par cette situation. Nos statuts sont consultables .
IMG_0796-copie-1.JPG

 

 

Vous voulez nous rejoindre :

Téléchargez le bulletin d'adhésion ici.
Vous voulez  faire des propositions : 

Contactez nous !


William, Christelle, Alain, Thomas, Elodie 

mais aussi Elvina, Romuald, Gérard, Alain, Adrien ...  

Recherche

Savoir et Agir

Chacun a le droit de vivre dans un environnement respectueux de la santé - Constitution française

La qualité de l'air en Ile-de-France en un clic !

Signez la pétition  en cliquant ici

Pourquoi ce blog ?

- parce que le périphérique est une source importante de polluants atmosphériques néfastes à notre santé
- parce que nous sommes nombreux à vivre et à grandir près du périph : pas moins de 20 crèches, 11 écoles maternelles,  23 écoles élémentaires, 11 collèges, 13 lycées, 2 hopitaux, 27 stades et de nombreux logements, notamment HLM, sont situés entre les boulevards des maréchaux et le périph'
- parce que rien n'est définitif et que les choses peuvent changer si nous nous mobilisons !