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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 14:43

Article original ici, par Luc Leroux

 

A l'entrée des tunnels urbains de Marseille, les panneaux de signalisation clignotent : "Pollution de l'air, ralentissez !" Ceux des autoroutes affichent le message "Ozone = vitesse réduite de 30 km/h". Au plus chaud de l'après-midi, le ciel se teinte d'une couleur orangée, la visibilité est réduite par une brume poussiéreuse que les spécialistes de la pollution atmosphérique appellent "smog".

 

Marseille et les Bouches-du-Rhône ont connu, du 24 juin au 3 juillet un épisode ininterrompu de pollution à l'ozone qui, en fin de période, a conduit au déclenchement du niveau d'alerte 1 renforcé, indiquant le risque de dépassement pendant trois heures d'affilée du seuil de 240 microgrammes d'ozone par m3 d'air. Soit deux fois le niveau que l'Union européenne recommande de ne pas dépasser pour la protection de la santé.

Aux mesures classiques de réduction de la vitesse automobile et d'arrêt des activités émettrices de composés organiques volatils (COV) imposé à onze sites industriels, la préfecture a ajouté l'interdiction des travaux d'extérieur nécessitant l'usage de moteurs thermiques et des travaux de peinture à base de solvants. Les médias ont relayé les recommandations à l'adresse des publics fragiles, personnes âgées et enfants... et préconisé d'utiliser les transports en commun. Un léger mistral a mis fin, dimanche 4 juillet, à ce pic de pollution.

Avec 44,7 jours de pollution à l'ozone par an en moyenne, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA) est la plus affectée par cette pollution photochimique résultant, sous l'effet de l'ensoleillement et de la chaleur, de la transformation de polluants émis par les transports et l'activité industrielle.

 

"Une "soupe" de polluants"

La région PACA connaît quatre fois plus d'épisodes de pollution que l'Ile-de-France. A elles seules, les Bouches-du-Rhône, avec leurs concentrations urbaines et leur pôle industrialo-portuaire autour de l'étang de Berre, sont responsables de la moitié du problème. Le département est le premier émetteur du pays pour les dioxydes de soufre, dégagés par l'industrie.

"La réduction ponctuelle de la vitesse n'a aucun effet significatif sur la production d'ozone", affirme le Dr Pierre Souvet, cardiologue et président de l'Association santé environnement France. La mesure réduirait de 5 % l'émission des précurseurs de l'ozone, soit, au mieux, quelques microgrammes. "Mieux vaudrait limiter la vitesse de circulation pendant tout l'été", suggère Dominique Robin, directeur d'Atmo PACA, le réseau régional de surveillance de la qualité de l'air. Aujourd'hui, les décisions sont prises en urgence lorsque les seuils d'alerte sont dépassés.

Les alertes déclenchées à l'occasion des pics d'ozone contribuent à une prise de conscience collective. Mais cela laisse aussi croire que le phénomène serait ponctuel et que le soleil en serait la cause alors qu'il n'agit que comme un révélateur. Or, rectifie M. Robin, "la région est confrontée à un réel problème sanitaire né d'une exposition permanente à une "soupe" de polluants".

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Les médecins déplorent le manque de volonté d'agir des élus. "Sur les 130 000 déplacements domicile-travail quotidiens dans le triangle Marseille-étang de Berre-Aix-en-Provence, seuls 5 % se font en transports collectifs", remarque le Dr Souvet. 

 

Inscrite au début des années 2000 dans le plan de protection de l'atmosphère des Bouches-du-Rhône, l'idée de réserver une voie pour les bus sur les autoroutes interurbaines peine à s'imposer. La proposition vient de faire une timide réapparition dans le second plan régional santé environnement PACA, signé le 29 juin.

 

Luc Leroux

Article original ici, paru dans l'édition du 06.07.10



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